16 Octobre 2018

Afrique de l'Ouest: Nouvelle Épitre de Saint Jean-Nicolas à Nana Akuffo Addo et Alpha Condé

La nouvelle épitre de Jean Nicolas Lawson, s'attaque à plusieurs sujets de l'actualité politique togolaise. On le connait comme étant un leader politique qui n'a pas sa langue dans la poche. Près à frapper aussi bien sur l'opposition politique au Togo que sur le pouvoir en place.

Pour cette nouvelle lettre adressée aux président-facilitateurs, au travers de leurs représentants sur le dossier togolais, le président du PRR (Parti pour le Renouveau et la Rédemption), frappe recto-verso sur les forces en présence.

Parlant de l'entrée à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) des représentants de la C14 (Coalition des 14 partis de l'opposition), il voit d'un mauvais œil la prestation même de serment de ces derniers devant la Cour Constitutionnelle dont la recomposition a été recommandée par la CEDEAO.

« Pourquoi donc la C14 s'apprêtait-elle à faire prêter serment à ses candidats devant siéger à la CENI devant une telle Cour Constitutionnelle ? ».

Et pour Nicolas Lawson, « la résistance de l'UFC leur a ainsi épargné un nouveau parjure et une nouvelle incongruité ».

Il y ajoute comme conseils à ses collègues de l'opposition, « notre individualisme, la multiplicité de nos tendances, les ferments de nos divisions, etc, ont fini par réduire l'Etat à n'être qu'une scène pour la confrontation de nos inconsistances, de nos cupidités, de nos rivalités fragmentaires, de nos médiocrités et de nos médisances.

Il est donc urgent de doter notre nation d'une nouvelle République, capable de répondre de son destin et de nous permettre de relever les graves défis du présent et de l'avenir ».

Fort de ce que, « le régime des partis ne fait qu'étaler sa nocivité », le PRR appelle donc la CEDEAO à ne pas servir « de couverture au conflit dérisoire et détestable entre l'ANC et l'UFC », car d'après ce parti, « ce sont deux partis, qui étaient ensemble mais dont les discordes, les dissensions et les sectarismes avaient fait et tendent à faire tant de mal à notre patrie.

Ils ne se préoccupent jamais de la paix sociale, ni de la cohésion de notre peuple, ni du bien public, ni de la dignité nationale.

L'infortune du peuple togolais réside malheureusement aussi dans le fait que la déliquescence du régime en place, ses graves injustices sociales et la corruption d'une minorité mettent gravement en péril l'unité nationale et la paix sociale ».

En tout cas, Jean-Nicolas Lawson et ses collègues pensent qu'il est cependant, « encore temps pour mettre un terme à la chienlit dans le pays afin de pouvoir engager sa transformation économique, sociale, culturelle et politique profonde.

Comme la grande majorité de notre peuple et même le Chef de l'Etat sont pris en otage par une engeance malsaine de polichinelles alors votre mission n'est pas aisée ».

Et pour y parvenir, ils jugent que « le chef de l'Etat est celui qui peut faciliter la tâche, en acceptant de former un gouvernement inclusif comme il l'a promis et ainsi qu'il est indiqué dans la feuille de route de la CEDEAO.

En se plaçant au-dessus des partisans, il devra, pour protéger les Togolais et soigner sa postérité, mettre en place une assemblée constituante, chargée d'élaborer un avant-projet de constitution à soumettre par référendum au peuple souverain pour approbation ».

Ainsi donc, indique le PRR, les présidents-facilitateurs de la CEDEAO aideraient « de la sorte à constituer une nouvelle République, qui devra moderniser notre société, refonder son unité nationale, édifier les digues de la paix sociale pour élever enfin tous les togolais à la dignité humaine ».

Autre choix que la ligne ainsi tracée par le PRR, reste convaincu son président, « nous irons à la dérive jusqu'au déchirement fatal. Les blessures sont profondes et par déveine, notre classe politique est inconséquente et championne de l'ostracisme ».

Il conjure donc les destinataires de la sa lettre à « ne pas accepter du replâtrage car c'est le 27è dialogue auquel ces fantoches participent sans vergogne » car, « c'est infamant et déshonorant pour notre peuple ». « Aidez-nous à rétablir l'Etat à la fois dans son autorité et dans la confiance nationale. Il y a 112 partis politiques au Togo.

Les 14 partis de la coalition ne représentent pas mon parti (PRR) ni les autres partis politiques de l'opposition. Ni la coalition ni le pouvoir en place ne représente les anciens candidats à la présidence de la République dont moi-même.

Il est temps de mettre fin dans notre pays à l'esprit d'exclusion de certains politiciens. Un accord d'un parti politique avec un autre pour former un gouvernement, suite à des crises répétées et de graves crimes de sang, ne fait pas d'eux le même parti.

L'UFC n'est pas UNIR », conclut le PRR qui donne ainsi sa position sur la guéguerre entre l'ANC et l'UFC autour d'un des sièges de l'opposition parlementaire à la CENI.

Togo

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