16 Octobre 2018

Congo-Kinshasa: Beni - Au-delà de la problématique sécuritaire, la priorité pour la MONUSCO est de contenir Ebola

La ville de Beni (Nord-Kivu), théâtre des tueries et massacres atroces, devient en outre, l'épicentre de la maladie à virus Ebola. Cette situation met en mal les efforts fournis dans la lutte contre l'insécurité dans cette zone. D'après la MONUSCO, « notre priorité aujourd'hui c'est de contenir Ebola dans Beni », a déclaré la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Leila Zerrougui.

En dépit de la problématique de sécurité qui se pose dans le territoire de Beni depuis quatre ans, il y a aussi le défi de la maladie à virus Ebola qui vient bouleverser les calculs et rendre nuls tous les efforts fournis par les uns et les autres dans le processus de pacification de cette zone.

« Nous sommes préoccupés parce que l'ADF prend maintenant une posture agressive en ciblant les Forces armées congolais (FARDC) et nous mêmes (entendez, le personnel onusien) sans compter toute la souffrance et toutes les violations que subissent les populations de cette partie du territoire nationale », s'est indigné Leila Zerrougui. Avant de se réjouir du fait que le nombre de personnes affectées par cette épidémie est aujourd'hui connu.

Elle a reconnu qu'Ebola est une difficulté et une contrainte qui compromet la lutte contre les groupes armés actifs dans la région. Leila Zerrougui affirme qu'Ebola et l'insécurité à Beni « font perdre des années », exprimant sa solidarité envers les populations de Beni. « Nous mettrons tous les moyens, surtout logistiques, de la Monusco pour appuyer les autorités en charge de la lutte contre Ebola », a-t-elle rassuré.

Entre Ebola et insécurité

Cependant, la Mission onusienne en RDC s'indigne du fait qu'« aucun centime dans son budget » n'a été alloué à la riposte contre Ebola. Mais devant cette réalité humanitaire, la Monusco se trouve devant dilemme où elle se voit dans l'obligation de faire quelque chose.

A ce jour, au moins 211 personnes affectées ont été enregistrées par les services de riposte, selon la cheffe de la Monusco. Toutefois, la Monusco considère qu'il n'est pas facile de mener concomitamment des opérations militaires et la riposte d'Ebola.

« Nous travaillons avec les FARDC qui ont subi, eux aussi, des pertes avec les ADF. Il y a d'autres groupes aussi qui opèrent dans la zone et qui peuvent aussi utiliser la couverture des ADF. Nous ne pouvons pas, dans une zone affectée par Ebola, mener des opérations qui peuvent déstabiliser la population », a expliqué Leila Zerrougui. Elle ajoute que « nous travaillons pour protéger la ville de Beni et nous assurer que nos forces sont à même d'empêcher toutes les attaques d'avancer ».

Par ailleurs, la Monusco dit avoir fait ce qu'elle a pu, faisant remarquer que « la Brigade de la force d'intervention (FIB) est dans le processus de remodèlement pour être encore plus efficace, plus opérationnelle et avoir les moyens et les capacités de faire face à tous les défis », selon la diplomate onusien.

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