19 Octobre 2018

Ile Maurice: Sécurité routière - Les raisons de la déroute des motocyclistes

Vers le fin du mois, une nouvelle moto-école verra le jour à Plaine-Magnien. «C'est urgent, car la nouvelle génération de conducteurs n'arrive pas à bien se tenir sur une motocyclette.

À Maurice, nous voulons changer le système de conduite mais il faut inculquer les connaissances de base au conducteur», affirme Shahi Ganganna, directeur et ancien enseignant à l'Industrial and Vocational Training Board (IVTB). Il prévoit de lancer les opérations de la Professional Riding Driving Centre Ltd, la dernière moto-école en date, le 31 octobre.

Qu'en est-il des deux précédentes lancées depuis mars 2018? Les cours aux moto-écoles ont-ils porté leurs fruits ? Selon Deeraj Heeramun, Project Leader de l'Advance Institute of Motoring (AIM), environ 120 à 130 personnes y sont inscrites depuis mars. Cette première moto-école compte un taux de réussite de 82 %. Le responsable affirme que les élèves sont assidus.

L'Ark Driving Centre Co Ltée, à Brisée-Verdière, compte pour sa part une centaine d'inscrits. Toutefois, seule une cinquantaine sont actifs, déclare une responsable. «Ils viennent régulièrement aux cours, soit à raison de deux à trois fois par semaine.» Côté réussite, une dizaine d'élèves ont atteint les deux étapes respectives de l'examen du permis - la piste et la route. Vingt-cinq autres ont réussi l'épreuve de la piste et attendent celle de la route. Les autres ont échoué aux examens ou ne se sont pas présentés aux cours.

Quels sont les facteurs qui causent ces échecs ? «On observe que les élèves ne sont pas prêts. On leur recommande de repousser le test, mais ils n'en sont pas obligés. En moyenne, il faut huit sessions de formation pratique. Mais chaque apprenant n'a pas les mêmes aptitudes», déclare Deeraj Heeramun.

D'ajouter que la manœuvre nécessite le plus de pratique. Par exemple, pour la partie lente, le motocycliste doit maîtriser l'équilibre principalement. Et pour le volet plus rapide, c'est encore plus compliqué. Il faut éviter des obstacles ou encore effectuer des freinages d'urgence. Cela implique plus de temps d'adaptation, ajoute-t-il. À cela, s'ajoute la panique liée à l'examen.

Quelles sont les solutions pour pallier les échecs ? Il faut agir contre l'absentéisme des apprenants, soutient l'une des responsables de l'Ark Driving Centre Co Ltée. Pour Deeraj Heeramun, sur 2 000 demandeurs de permis, une centaine s'inscrivent au sein de l'établissement. «C'est à ce niveau qu'il faut agir», suggère-t-il. Quant à Shahi Ganganna, il soutient que la formation bien adaptée doit être préconisée, tout en donnant le temps aux apprenants d'acquérir de nouvelles connaissances.

Selon les statistiques de la police, en 2017, 4 370 examens avaient été effectués en 2017 pour les permis de motocyclette. De ce taux, 3 040 avaient réussi et 1 403 avaient échoué. Cela représente un taux d'échec de 30,4 %. Et du 1er janvier au 31 juillet 2018, 2 422 tests ont été effectués pour les permis de motocyclettes. On compte 1 510 cas de réussite.

Ile Maurice

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