20 Octobre 2018

Cote d'Ivoire: Blanchiment des capitaux et immigration clandestine - Une association sensibilise les jeunes

Un séminaire a servi, le 18 octobre, de cadre d'information et d'échanges au Palm Club de Cocody.

C'est par un plaidoyer en faveur de la formation préventive des jeunes sur les questions de blanchiment de capitaux qu'Agnès Koné M'Lanhoro, conseiller technique du Président de la Cellule nationale de traitement des informations financières de Côte d'Ivoire (Centif-Ci), a conclu le séminaire hier, au Palm Club à Cocody. C'était au cours d'une communication sur le thème "Blanchiment des capitaux et financement du terrorisme (Bc/Ft) liés à l'immigration clandestine" dans le cadre du séminaire organisé parle Réseau de la jeunesse africaine pour la lutte contre le blanchiment d'argent (Re-J-Aba).

Agnès Koné M'Lanhoro a également expliqué que les ressources issues de l'immigration clandestine constituent une part importante des moyens d'action des groupes terroristes qui sévissent notamment dans la bande sahélo-saharienne, où les prises d'otage, l'esclavage mais aussi l'intégration des migrants au trafic de drogue et d'armes sont légion.

Au-delà des risques encourus par le migrant clandestin, Koffi Goua, expert représentant la Haute autorité pour la bonne gouvernance (Habg), a présenté aux participants les impacts négatifs que l'immigration clandestine a sur la société dans les zones d'origine, mais également sur l'économie. Selon Koffi Goua, des données de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) indiquent que le trafic de migrants a généré 3 850 milliards de Fcfa (soit 7 milliards de dollars) pour les trafiquants en 2016.

Se référant à des chiffres de l'Organisation internationale des migrations (Oim), l'expert fait savoir qu'en 2017, ce sont 8 753 - dont 1 263 femmes et 1474 mineurs - partis de la Côte d'Ivoire qui ont rallié l'Italie en bravant les dangers de la zone sahélo-saharienne et de la méditerranée. D'où l'engagement du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba) aux côtés de toutes les initiatives de sensibilisation. Engagement exprimé par Zana Coulibaly, responsable de la cellule ivoirienne d'information de l'institution.

Toute chose qui conforte Serge Olivier Koua, président du Re-J-Aba dans l'action de son organisation. Serge Olivier Koua a saisi l'occasion pour réaffirmer la détermination de son association à poursuivre la sensibilisation dans toute la zone Cedeao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et au-delà. En outre, les participants ont bénéficié de quelques éclaircissements apportés par le Dr Valère Kotchi, enseignant-chercheur à l'Université Lorougnon Guédé de Daloa.

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