20 Octobre 2018

Ile Maurice: Rentrée parlementaire - Pourquoi cette «mollesse» de l'opposition ?

Les membres de l'opposition avaient annoncé la couleur bien des semaines avant la rentrée parlementaire.

On pensait qu'ils allaient faire feu de tout bois, mardi, à l'Assemblée nationale, mais à part Rajesh Bhagwan qui, avec sa verve habituelle, a acculé, surtout durant la première partie, des membres du gouvernement, le reste de l'opposition s'est mué dans une attitude bon enfant.

Quelle est la raison de cette «mollesse» de l'opposition lors de cette première séance de ce dernier trimestre ? Le député du Mouvement militant mauricien se défend. «J'ai acculé le Premier ministre et je n'ai pas hésité à tacler des membres du gouvernement. J'estime aussi que Veda Baloomoody et Reza Uteem, bien qu'ils n'étaient pas en forme, ont joué leur rôle convenablement. Mais je ne peux répondre pour les autres partis.»

Dan Baboo, whip de l'opposition, du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), reconnaît un manque d'agressivité. Mais il met cela sur le compte d'une Speaker qui a joué son rôle convenablement. «Elle a alloué cinq minutes supplémentaires à la Private Notice Question (PNQ). Moi-même, j'étais agréablement surpris quand elle m'a permis de poser trois questions supplémentaires.» Pour le whip, le PMSD mais aussi l'opposition dans son ensemble n'ont pas de raison de se permettre de se plaindre.

Il ajoute que le PMSD pratique toujours une opposition constructive. Lors de la PNQ, estimet- il, Xavier-Luc Duval a non seulement dénoncé l'inaction du gouvernement mais lui a intimé de s'attaquer plus efficacement au problème de la drogue. «Le PMSD reconnaît que c'est un problème national. Mais le gouvernement, qui dispose de beaucoup de pouvoirs et de moyens, doit assumer son rôle en premier.»

Arvin Boolell ne souscrit pas à l'avis que l'opposition, notamment le Parti travailliste (PTr), a été «molle» vis-à-vis du gouvernement. «Sur la State Bank, il y avait mille questions à poser, mais le Premier ministre s'est caché derrière des règlements pour éviter d'y répondre. On ne pouvait pas insister. Au risque d'avoir des démêlés avec la speaker, qui pourrait trouver un prétexte pour nous expulser. Donc plutôt accepter ces réponses et rester dans l'hémicycle.» Arvin Boolell fait ressortir que des députés, surtout des backbenchers du gouvernement, envoient des questions depuis des mois. Questions qui ne sont pas d'actualité. «Je les comprends. Ils veulent être vus comme actifs par leurs mandants, mais cela nous empêchede poser des questions d'actualité. Et il y en a beaucoup.»

Ile Maurice

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