Burundi: La communauté internationale maintient la pression sur le pays

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

Jeudi 25 octobre 2018, l'Union européenne a prolongé d'un an ses sanctions à l'encontre de personnalités accusées d'entraver le processus de sortie de crise.

En parallèle, Michelle Bachelet, haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, a publié un communiqué pour rappeler à l'ordre Bujumbura et lui demander de respecter les institutions de l'organisation internationale.

« Comme Etat membre des Nations unies, le Burundi devrait montrer du respect à l'égard de leurs composantes, de leurs lois et de leurs mécanismes », a déclaré la représentante du HCDH, l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, dans un communiqué.

La Haut commissaire s'exprimait au lendemain d'une scène violente lors d'une assemblée générale sur les droits de l'homme. L'ambassadeur burundais, Albert Shingiro, y a rejeté avec virulence un rapport sur son pays, menaçant de traîner en justice ses auteurs.

L'ONU n'est pas la seule à perdre patience avec le pouvoir burundais. Le même jour, l'Union européenne a décidé de maintenir ses sanctions à l'égard de quatre individus accusés de « faire obstacle à une solution politique à la crise ».

Pendant un an encore, ils seront interdits de territoire européen et leurs avoirs restent gelés. Mais ces rappels à l'ordre ne semblent pas intimider Bujumbura.

La dernière séance du dialogue de sortie de crise initié par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est s'est tenue cette semaine à Arusha, en Tanzanie. Pour cette ultime rencontre, après trois ans d'efforts, une fois de plus, le gouvernement burundais était aux abonnés absents.

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Plus de: RFI

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