30 Octobre 2018

Sénégal: Magal au domicile de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké - Le khalifa «dope» les fidèles

Le magal de cette année est le première sous l'ère Serigne Mountakha Bassirou Mountakha. Pour ce faire, l'évènement a revêtu un cachet particulier pour ses disciples.

Au domicile de ce dernier, les fidèles se sont donnés à fond. Mountakha Diagne, venu de Touba Mboul dans la région de Kaffrine, est à pied d'œuvre dans les préparatifs. C'est à eux de s'occuper de la cuisine. «Il n'y a pas de différence entre l'homme et la femme quand il s'agit de rendre service à Serigne Touba», avance-t-il.

Serigne Mountakha Bassirou Mbacké est le fondateur de leur village. Depuis que ce dernier est promu à la tête du Khalifa de son père, bien avant son accession au trône du fondateur du mouridisme.

Donc, le fait que Serigne Mountakha se retrouve à la tête du Khalifa de Serigne Touba est une source supplémentaire de motivation.

«Nous préparons 20 grandes marmites de riz. Après les préparatifs, tout est servi aux hôtes qui logent chez le Khalife. Ce que nous ne voulons pas, c'est qu'on nous dise que la nourriture n'était pas suffisante», dit-il.

Awa Mbengue, venue de Touba Mboul elle aussi, s'active dans la cuisine. Et son souhait est de pouvoir donner aux pèlerins de la nourriture en quantité suffisante.

Chez Serigne Abdou Akim Mbacké, frère du Khalife général, les fidèles sont aussi au rendez-vous. Ils sont des habitués des lieux.

Les nouvelles prérogatives n'ont rien changé, dit-il. Khadim Amar fait aussi parti des fidèles présents sur les lieux. «Nous sommes venus travailler pour l'intérêt de Serigne Touba. Les fidèles sont venus nombreux, mais cela ne nous éblouit pas. Comme à l'accoutumée, chaque année, les pèlerins viennent en masse».

MAGAL AVEC SES DISCIPLES : Serigne Modou Kara mobilise et parraine Macky

Le domicile de Serigne Modou Kara Mbacké, à Darou Minam à Touba, a été pris d'assaut par ses fidèles dans la matinée d'avant-hier, dimanche 28 octobre, le jour du magal de Touba.

Dans la matinée, très nombreux, les fidèles mourides ont quitté leurs lieux d'accueil pour venir célébrer l'événement auprés de leur guide. Seydi Bamba est l'un d'eux. «Je suis venu de Darou Minam pour célébrer le magal auprès de Serigne Modou Kara», dit-il.

La présence à côté de leur guide n'a été que bénéfique, juge-t-il. «On a suivi les recommandations du Serigne Touba sur le sens du magal.

Nous avons organisé des récitals de Coran et des Khassaïde. Le "bernde" aussi, nous y sommes. Nous sommes venus auprès de notre guide Serigne Modou Kara qui nous a gratifié des enseignements de Serigne Touba. Et c'est tout ce que nous avons fait qui donne un sens au Magal».

Venu de Dakar, Fallou a aussi célébré le magal chez Serigne Modou Kara. «Nous sommes venu célébrer le magal pour suivre les recommandations de Serigne Touba qui a convié tous les musulmans à la célébration de ce jour», dit-il.

La vingtaine révolue, Thiané passe le magal chez Serigne Modou Kara. «Chaque année, je viens chez Serigne Modou Kara. Le magal s'est bien déroulé et cela démontre que Serigne Touba a été récompensé par son créateur», trouve-t-elle.

Le comité d'organisation du magal chez Serigne Modou Kara était à pied d'œuvre, en plein dans la célébration. Mame Diarra s'est mise dans la gestion de la maison. Elle s'occupe du nettoyage des toilettes et la collecte des déchets plastiques.

Les nombreuses personnes dans la maison ne l'ébranlent guère. «On a pris toutes les dispositions nécessaires pour que tout le monde puisse se sentir à l'aise. Nous ferons le maximum pour que tout soit parfait».

Serigne Modou Kara a profité de la journée du magal pour renouveler son soutien au président Macky Sall. Il compte collecter un million de signatures pour Macky Sall, avant le 11 novembre. Serigne Modou Kara a aussi annoncé qu'il collectera 33 millions de F Cfa, en guise de caution pour son candidat.

PROFANATION DE LA CATHEDRALE DE KAOLACK : Le dossier suivi par la Police

Le ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, dit suivre de près le dossier relatif à la profanation de la cathédrale de Kaolack. Selon lui, il s'agit d'un acte isolé imputé à un déficient mentale.

Il procédait, samedi dernier 27 octobre, à l'inauguration d'un nouveau commissariat de Police à Ndamatou, un quartier de la capitale du mouridisme (Touba). «Nous condamnons cet acte. Mais, malheureusement pour ce cas-là, c'est une personne qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales», se désole-t-il.

Selon le ministre de l'Intérieur, le mis en cause est une personne qui a fréquenté le centre psychiatrique il n'y a pas longtemps. «C'est un dossier que nous suivons de très près, avec la police, avec le gouverneur. Il s'est avéré que celui qui a agi est quelqu'un qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales», soutient-il.

ME MADICKE NIANG A TOUBA : «Je suis militant du Pds, je le demeurerai jusqu'à...»

«Je suis militant du Parti démocratique sénégalais (Pds), je le demeurerai jusqu'à ce qu'une instance régulière décide autrement.» Me Madické Niang est formel.

Il réagissait ainsi, hier dimanche, au discours du Khalife général des mourides, lors de la cérémonie officielle du grand magal, appelant à des élections paisibles au Sénégal.

Il en a profité pour répondre au Secrétaire général adjoint du Pds, Oumar Sarr, qui déclarait qu'il s'est auto-exclu du parti suite à sa décision de se lancer dans la course pour la présidentielle de février 2019.

Me Madické Niang, qui est ferme dans sa décision, rappelle que le Pds est un parti libéral et sa candidature est un recours pour tous les libéraux épris de justice. «Je suis candidat et j'ai pris ma décision. On est dans un parti libéral et la liberté de penser doit être de rigueur. J'ai analysé la situation et j'ai pris mes responsabilités.

Et je suis en train de dérouler ma candidature pour être un recours pour le Pds. Je veux être un recours pour tous ceux qui sont épris de justice. Ou tout ceux qui n'ont pas été satisfait par le régime du président Macky Sall».

Il n'a pas manqué de dénoncer, «l'instrumentalisation de la justice, l'utilisation de la Force publique à des fins purement personnelles, a des fins purement partisanes.

Aujourd'hui, tout, cela doit être banni. C'est pourquoi, j'ai dit que si Dieu me permet d'être à la tête de ce pays, le premier chantier serait de restaurer la crédibilité de la justice.

Ce qui permettra aux Sénégalais de croire en leur justice. Au-delà de cela, il s'agira aussi de restaurer les valeurs que nos ancêtres ont toujours eues en bandoulière pour pouvoir exceller dans ce monde.»

Dans un entretien accordé à l'Observateur du 16 octobre dernier, Oumar Sarr avait soutenu que Me Madické Niang s'est auto-exclu du Pds dès l'instant qu'il a posé un acte allant dans le sens de déclarer sa candidature à la candidature pour la présidentielle de 2019, se détournant de la ligne tracée par ledit parti. «Madické connait bien les statuts et le règlement intérieur du Pds.

En posant publiquement sa candidature à l'élection présidentielle alors que le Pds avait déjà choisi son candidat, il sait qu'il se met ipso-facto en dehors du Pds. Ce sont des règles que nous avons librement acceptées en adhérant au Pds».

SORTIE DE ME MAME ADAMA GUEYE SUR LES CARTES D'ELECTEURS : Les précisions du ministre Aly Ngouille Ndiaye

Les citoyens ayant déposé leur demande de carte d'identité en dehors des périodes de révision électorales ne peuvent pas disposer d'une carte d'électeur.

Cette précision est du ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. Il réagissait ainsi par rapport à une sortie du président du mouvement "Senegaal Bou Bess", Me Mame Adama Gueye, selon qui les services du ministère de l'Intérieur sont en train de délivrer des cartes qui ne permettent pas de voter. «Effectivement, si vous venez déposer une carte d'identité en dehors de ces périodes de révision électorale, mais vous ne pouvez pas avoir une carte d'électeur», a-t-il déclaré.

A en croire le ministre de l'Intérieur, il y a surtout que certains citoyens sénégalais ne perçoivent pas toujours la différence entre carte d'identité nationale et carte d'électeur. «L'ouverture de listes électorales ne se fait pas tout le temps, alors que le besoin de cartes d'identité est permanent.

En plus, cette démarche ne se fait pas partout. Vous ne pouvez l'avoir qu'à la Police, à la Gendarmerie, dans des lieux dédiés, alors que quand on fait une Commission d'inscription, vous allez dans les sous-préfectures, les mairies pour avoir ces documents», a souligné Aly Ngouille Ndiaye.

Ainsi a-t-il invité les citoyens à retirer leurs cartes d'identité qui sont en train d'être distribuées pour se préparer aux élections.

«On va bientôt mettre un terme à la validation des anciennes cartes d'identité. On a juste voulu éviter que les Sénégalais, pendant un certain temps, ne puissent pas utiliser leur anciennes cartes parce qu'ils n'ont pas encore reçu leurs nouvelles» pièces, a-t-il indiqué.

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