1 Novembre 2018

Congo-Brazzaville: Toussaint - La République honore ses fils

La tradition a été respectée ce 1er novembre au cimetière de la Tsiémé, à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville, où le ministre de l'Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l'emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes , a déposé une gerbe de fleurs au nom du gouvernement.

Le 1er novembre étant considéré comme le jour de la célébration des Saints par les catholiques, le Congo qui a une population à 90% chrétienne a rendu hommage à la mémoire de ses fils décédés.

Pour la circonstance le gouvernement a délégué le ministre en charge de l'Enseignement technique et professionnel pour honorer, en son nom, les parents disparus qui reposent au cimetière de la Tsiémé qui a été opérationnel de 1961 à 1976.

« Je voudrais juste dire que le gouvernement se rappelle ses morts. Une République qui ne pense pas à ses morts est une République en dérive. C'est pour cela que le gouvernement, en cette journée particulière, a un regard rétrospectif sur ceux qui sont partis qui, du point de vue de la tradition, ne sont pas morts mais ils sont juste partis et nous apportent leur soutien dans tout ce que nous faisons. Au nom du gouvernement, nous sommes-là », a déclaré le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

Un cimetière spolié à grande échelle

Le constat au cimetière de la Tsiémé est très amer et désolant. Des gens mal intentionnés continuent à spolier cet endroit sacré, déterrant et implantant des maisons sur des tombes, au vu et au su de tout le monde. Des maisons naissent comme des champignons, de même que des débits de boissons érigés tout au long de ce cimetière.

A propos, le représentant du gouvernement, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes pense que la décentralisation a une répartition des compétences. « Les cimetières sont de la compétence du département et de la municipalité de Brazzaville. Le gouvernement vient d'adopter, en conseil des ministres, le code d'urbanisation. Son application pourra éventuellement rétablir de l'ordre dans les domaines qui sont spoliés et cette compétence est attribuée aux mairies. Le gouvernement appuie les mairies, puisque c'est une compétence transférée », a-t-il signifié.

En effet, à propos de la spoliation, les membres du gouvernement qui sont passés par là, le 1er novembre de chaque année, ont tous condamné l'acte, promettant que des mesures seraieint prises mais sur le terrain, la destruction des tombes continue à grande vitesse et le cimetière disparaît progressivement. « On ne peut pas spolier un endroit comme un cimetière, d'autant plus que c'est un lieu sacré. Je pense que le gouvernement est en train de prendre des mesures nécessaires pour faire en sorte que ce laxisme au niveau de nos concitoyens qui excellent à prendre des terres qui appartiennent à l'État, surtout au niveau du cimetière de la Tsiémé, cesse », avait déclaré, le 1er novembre 2016, le ministre Léon Juste Ibombo.

La ministre de la Promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille Ingani, s'était indignée également, le 1er novembre 2017. « Nous avons constaté que le cimetière est ouvert, les enfants s'amusent sur les tombes, alors que c'est un endroit sacré, où chacun peut venir s'incliner devant la tombe de son proche, ce n'est donc pas normal. Dans notre culture bantoue, nous vouons du respect pour les morts. C'est regrettable. Ce qui est bien, c'est que le dossier est sur la table du gouvernement, iI verra comment sécuriser ces lieux sacrés », avait-elle assuré.

La population pense plutôt que la spoliation de ce cimetière émane d'un conflit entre la famille Mingui-Passi et la mairie centrale.

Par ailleurs, s'agissant de l'engouement au niveau de ce cimetière, jusqu'à une certaine heure, les parents ne sont pas venus en grand nombre honorer leurs êtres chers qui ne sont plus de ce monde.

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