2 Novembre 2018

Cameroun: Lutte contre la corruption - Les parlementaires africaines sensibilisées

Une conférence de deux jours s'est ouverte hier à l'hémicycle de l'Assemblée nationale rwandaise en présence de Jeannette Kagamé, la première dame du pays.

De l'avis des principaux orateurs ayant pris la parole hier matin à l'ouverture des travaux de la 11e Conférence des femmes du Parlement panafricain qui se tient cette année sur le thème : « La lutte du Parlement panafricain contre la corruption », l'on retiendra que les femmes et les enfants sont ceux qui souffrent le plus des méfaits de ce fléau sur le continent. Quatre prises de parole qui n'ont pas manqué de rappeler le manque à gagner pour l'Afrique à cause de la corruption.

On peut du reste comprendre que la lutte contre ce phénomène est au centre des préoccupations de l'Union africaine qui en a fait son principal combat en 2018. Les travaux de la capitale rwandaise, initiative du caucus des femmes de l'institution parlementaire de l'Union africaine doivent aboutir à des solutions proposées, non seulement par les 88 membres qui composent cette entité, mais également par les anciennes parlementaires, membres du PAP qui ont été invitées à ces travaux.

L'Union africaine, en choisissant le thème de la lutte contre la corruption, a indiqué que le continent perd environ 50 milliards de dollars chaque année à cause de ce fléau. En prenant la parole hier à l'hémicycle de l'Assemblée nationale rwandaise, Miarom Begoto, secrétaire général du Bureau de l'Union africaine pour la lutte contre la corruption a indiqué qu'à cause de la corruption, 66% des femmes sur le continent n'avaient pas accès aux services sociaux de base. Des estimations du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Pour sa part, Roger Nkodo Dang, le président du Parlement panafricain a exhorté les participants à s'appuyer sur les différents instruments juridiques qu'offre l'Union africaine pour faire des propositions allant dans le sens de l'éradication de la corruption au niveau des Etats. Dans son discours d'ouverture des travaux qui prennent fin ce jour, Jeannette Kagamé, première dame du Rwanda a appelé les femmes parlementaires du continent à être à l'avant-garde du combat qui doit être mené contre la corruption.

Car pour elle, la corruption a des effets néfastes sur la croissance des Etats africains. « La corruption réduit de 0,5 à 1,5% les efforts de croissance en Afrique chaque année », a-t elle indiqué. Il est question, pour elle, d'œuvrer en priorité dans la sensibilisation des masses sur les méfaits de ce fléau. La première dame rwandaise s'est du reste voulue très lucide, lorsqu'elle a affirmé que ce combat ne peut pas être uniquement mené par les femmes.

Elles doivent pour cela se faire aider par les hommes pour permettre que la plupart des ressources produites sur le continent servent en priorité à l'amélioration des conditions de vie des populations parmi les plus défavorisées. Les travaux qui prennent fin ce jour se tiennent au sein de divers ateliers qui permettront aux participantes de parcourir, entre autres, les différents instruments juridiques mis en place par l'Union africaine, à l'instar de la Convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

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