Sud-Soudan: On fume le calumet de la paix

Le président Salva Kiir et le vice-président Riek Machar confirment leur volonté d'enterrer la hache de guerre mercredi à Juba. Mettant ainsi fin à cinq ans d'une guerre atroce.

Riek Machar a été accueilli mercredi à Juba avec tous les honneurs dus à son statut de vice-président de la République sud-soudanaise. L'ancien chef rebelle a vécu de bout en bout aux côtés du président Salva Kiir la cérémonie de célébration de l'accord de paix signé le 12 septembre dernier à Addis-Abeba en Ethiopie le 12 septembre dernier.

Une image qui contraste avec celle d'un Riek Machar fuyant à pied le pays en août 2016 pour se réfugier dans un pays voisin afin de se mettre à l'abri des combats qui faisaient alors rage entre ses hommes et l'armée régulière. De retour dans la capitale sud soudanaise, il s'est présenté en homme de paix. «Que la paix soit sur vous», a-t-il lancé.

«Nous avions accueilli favorablement la décision de l'IGAD, en juillet 2017, de relancer le processus de négociation. J'avais aussitôt mis sur pied une délégation de paix pour nous engager dans ce processus de haut niveau», a-t-il poursuivi.

Dans une adresse au chef de l'Etat sud-soudanais, l'ancien chef rebelle a plaidé en faveur de la libération des prisonniers politiques, de la levée de l'état d'urgence et de l'octroi de la liberté de mouvement et d'expression aux partis l'opposition. A son tour, Salva Kiir a tenu à rassurer la foule de ce que les armes se sont définitivement tues dans le pays.

«Je veux rappeler devant vous tous que la guerre est terminée. Riek Machar et moi-même, ainsi que tous les leaders d'opposition avons décidé de nous pardonner. Et nous avons décidé, en toute conscience, de faire avancer le pays, à travers un processus de guérison», a lancé le président sud-soudanais. Comme pour joindre le geste à la parole, il a la libération de James Gatdet Dak, condamné à mort par pendaison en février dernier, et William John Endley, un colonel sud-africain à la retraite, condamné à mort pour conspiration, livraison d'armes et espionnage. Les deux prisonniers étaient des fidèles à Riek Machar.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.