3 Novembre 2018

Tunisie: Rencontres internationales du film anti-corruption (Rifac) - Sensibiliser, agir et filmer

La première édition des Rencontres internationales du film anti-corruption (Rifac) a été clôturée jeudi en fin d'après-midi à la Cité de la culture en présence de Abdelkrim Zbidi, ministre de la Défense, Hatem Ben Salem, ministre de l'Education, Samir Taieb, ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, et Ali Msabhia, chef de cabinet du ministre des Affaires culturelles ainsi que du président de l'Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), Chawki Tabib.

«Je tiens à saluer les membres du bureau directeur de ces premières Rencontres internationales du film anti-corruption (Rifac) ainsi que les jeunes issus de toutes les régions qui ont pris part à l'organisation de ce festival, le premier du genre dans le monde arabe et qui ont par ailleurs assisté aux projections des films et participé à ses différents workshops», a déclaré Chawki Tabib, devant un grand nombre de cinéphiles.

Après la projection d'un court métrage documentaire sur les activités du festival, réalisé par les jeunes participants à cette manifestation, les jurys ont décerné les prix des différentes sections du festival et qui se présentent comme suit :

Compétition officielle des courts métrages

-- Grand prix : «Peur bleue», de Lynn Tawile (Liban)

-- Prix spécial du jury : «Short Changed», de Zoe Hutber (UK)

-- Prix de la critique : «Raggas», de Hamdi Jouini (Tunisie)

Prix du film d'investigation

-- «Pêche de carburant» de Mabrouka Khedir (Tunisie)

Bourses aux scénarios

-- «Film sur film» de Houssem El Echi en ex æquo avec «Pain au chocolat» de Fatma Laâzibi

Mention spéciale du jury

-- «Bouss khouk», de Fethi Ben Slama

-- «Si j'avais su», de Mehdi Hajri

Pour rappel, cet événement a été organisé du 29 octobre au 1er novembre par l'Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) en partenariat avec l'Agence coréenne de coopération internationale (Koica) et avec le soutien du ministère des Affaires culturelles, du Centre national du cinéma et de l'image (Cnci) et du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt). Ce festival propose d'utiliser le cinéma en tant que véhicule de réflexion et de débat critique sur le phénomène anti-corruption. L'objectif étant de sensibiliser le grand public à agir, au quotidien, pour combattre la corruption.

Cette première édition, présidée par le cinéaste tunisien Brahim Letaïef, a enregistré la participation de plus de 400 films en provenance de 18 pays.

La compétition des courts métrages a comporté 19 films dont 5 de Tunisie. La compétition des films d'investigation a été marquée par la participation de 7 films qui sont tous tunisiens. 11 projets de films tunisiens ont été en lice pour le prix du meilleur scénario.

Les Rifac ambitionnent désormais de bien s'ancrer dans le paysage culturel et cinématographique tunisien en devenant un rendez-vous annuel visant à instaurer, selon Chawki Tabib, la culture qui criminalise toutes les formes de corruption à travers la création de canaux d'échange entre cette expérience récente dans le domaine de la lutte contre la corruption et les expériences des autres pays. Le but étant d'inciter les cinéastes, dont notamment les amateurs et les journalistes également, à mettre en priorité le sujet de la lutte contre la corruption dans leurs futurs travaux.

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