Cote d'Ivoire: FPI - De la clinique Farah au domicile de Sangaré et Gbagbo, au cœur du deuil des militants

Aboudramane Sangaré

«Inconsolables ». C'est ainsi qu'il convient de qualifier l'état dans lequel se trouvent des militants du Front populaire ivoirien (Fpi) rencontrés après le décès , le samedi 3 novembre 2018, de Sangaré Aboudramane.

Aussi bien à la Polyclinique Farah à Marcory (où est décédé Aboudramane Sangaré) qu'à son domicile à la Riviera 3 (carrefour Commissariat), ou à la résidence de Laurent Gbagbo, a la Riviera Golf, les proches et militants rencontrés étaient torturés par la douleur de ne plus jamais avoir à leur côté, celui qu'ils appelaient affectueusement «le frère jumeau de Gbagbo ».

« C'est un malheur. Un grand malheur qui s'est abattue ce jour sur nous. Mon Dieu, je ne m'en revient pas», a lancé, le regard perdu dans le vide, une militante qui dit répondre au prénom de Delphine (sans autre précision), croisée à la clinique Farah.

Les ex-ministres Dano Djédjé, Ettien Amoikon ainsi que l'ex-gouverneur de la BCEAO, Louis Dakoury Tabley ou encore le président de la plateforme Eds, Armand Ouegnin, y étaient présents pour régler les questions administratives qui ont permis le transfert du corps d'Aboudramane Sangaré à l'Ivosep .

«Je vous en prie. Je ne sais pas quoi dire. Je suis déchiré par la douleur. Les mots me manquent », a lancé le ministre Sébastien Dano Djédjé (3e vice-président de la branche Sangaré du Fpi ). Au domicile du défunt, l'ambiance était un peu plus électrique.

Dans leurs douleurs, les militants avaient même marqué leur souhait de ne pas voir de journalistes dans le coin. «Nous voulons pleurer entre nous», a lancé un militant . Ils ont sommé un groupe de policiers, venu pour assurer la sécurité des lieux, de partir : «Vous n'étiez pas là quand il avait besoin de vous, de son vivant ».

[ Un secrétariat général de crise tenu au domicile de Laurent Gbagbo ]

À la résidence de Laurent Gbagbo, sis à la Riviera Golf, la tristesse était aussi là. Les militants s'y sont rendus nombreux pour pleurer leur chef, aux côtés l'ex-Première dame Simone Gbagbo. Le fait marquant reste le Secrétariat général «de crise» qui s'y est tenu.

Cette rencontre à huis clos, a été présidée par Simone Gbagbo (2e Vice-présidente du parti). Au terme de la réunion, elle a fait une petite déclaration pour officialiser le décès de celui qui, selon elle, assurait l'intérim de son époux Laurent Gbagbo « le président du Fpi ».

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