4 Novembre 2018

Congo-Kinshasa: Machine, la prunelle...

A 17 jours du lancement, le 22 novembre 2018, de la campagne électorale, le Front Commun pour le Congo, en dévoilant sa forte équipe de campagne, est monté ce samedi 3 novembre au Pullman Hôtel sur ses quatre chevaux.

Hommes triés parmi les cadres issus de tous partis et regroupements politiques, cadre lambrissé pour la cérémonie, discours modéré mais ferme, et tenue blanche en signe de paix. En tout cas, mieux que quiconque, Shadary avait toutes les raisons d'être heureux, ce jour-là, au regard d'un tel décor planté autour de sa candidature. Prochaine étape : présentation de son programme et, puis, descente dans le marigot de la politique sur terrain.

Mbuji-Mayi, la capitale du diamant aurait été choisie pour le début de ce travail de fourmi. Donc, Mbuji-Mayi qui, naguère, aura été, depuis des lustres, le bastion de l'Opposition au travers de la personnalité d'Etienne Tshisekedi, devrait être la première cible des conquêtes adulées par le Dauphin de Kabila et candidat préféré du Front Commun pour le Congo. Le pari, s'il faut l'appeler ainsi, est tellement risqué qu'il appelle, paradoxalement, à des précautions ainsi que des mesures d'accompagnement à la hauteur de tous les enjeux. Puisque, parallèlement, l'Opposition qui peine encore à se choisir un candidat commun, ne se montre pas prête à suivre le rythme du Front Commun pour le Congo.

Au contraire, une réunion, une toute nouvelle alors après celle de Pretoria, est encore envisagée, très prochainement, en Europe. Vers le milieu de la semaine suivante, la quasi-totalité des principaux ténors qui avaient tenu le meeting du 29 septembre à Kinshasa se retrouveront quelque part, pour peaufiner les dernières stratégies et arrêter les options ultimes, avant d'apprécier l'opportunité de participer ou pas au processus électoral.

A un certain moment, étant donné qu'ils avaient déjà écarté l'idée du boycott des élections, il va de soi qu'ils résolvent, en amont, le problème de la machine à voter qui, pratiquement, devient aujourd'hui, la prunelle de l'essentiel du processus électoral. Si, juridiquement, l'affaire du cadre légal demeure, il ne serait pas moins important qu'une fois, les garanties techniques obtenues, qu'ils en arrivent à rejoindre les thèses de l'Udps dont les têtes d'affiche avaient déclaré dernièrement, qu'avec ou sans machine à voter, il n'y a pas moyen d'œuvrer pour le report des élections, sans que celui-ci n'offre une nouvelle perspective de glissement sans fin à Kabila et consorts.

Mais, le temps qui n'est l'allié de personne, court si vite qu'en levant les options en dernière minute, l'Opposition se place progressivement sur une pente raide. D'où, les appels se multiplient pour l'inviter à changer de stratégie pour ne pas chercher l'alternance démocratique et, en même temps, boucher le conduit qui l'y mène, en boycottant, empêchant ou perturbant les élections. Une telle approche à la limite de la déraison, serait, à tout le moins, contre-productive. Qu'on se le dise !

Congo-Kinshasa

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