5 Novembre 2018

Cameroun: Projet de loi de finances 2019 - Le secteur privé édifié

Elles ont été présentées lors d'une rencontre avec le Minfi Louis Paul Motaze vendredi au Gicam à Douala.

« L'économie, c'est vous qui la faites. Et une administration sérieuse doit juste être une administration de facilitation. C'est-à-dire comment faire en sorte que ceux qui font l'économie la fassent réellement et sans entraves. » Louis Paul Motaze, ministre des Finances s'adressait ainsi au secteur privé ce 2 novembre 2018 au siège du Gicam à Douala.

C'était lors d'une réunion de concertation entre le ministère des Finances (Minfi) et les groupements socioprofessionnels. Une rencontre qualifiée « d'historique » et « d'unique » par Célestin Tawamba, président du Gicam (Groupement interpatronal du Cameroun).

En effet, Louis Paul Motaze était au Gicam pour deux choses : présenter les observations du gouvernement par rapport aux propositions du patronat sur les réformes fiscales et douanières remises au Minfi le 28 mai dernier lors d'une précédente visite à Douala ; échanger sur le projet de loi de finances 2019. De manière plus spécifique, le ministre a présenté au secteur privé les grandes orientations du projet de loi. Un document qui a tenu compte de certaines propositions du Gicam.

Ainsi, concernant la fiscalité intérieure (impôts), sur 83 propositions faites, 47 ont reçu un avis favorable, 24 un avis réservé et 12 sont en perspective ; soit un taux de recevabilité de 71%. Pour la fiscalité de porte (douane), on enregistre 27 avis favorables, 10 avis réservés et 3 propositions en perspective ; soit un taux de recevabilité de 73%.

Des efforts du gouvernement camerounais salués par le secteur privé, notamment Célestin Tawamba, qui a rappelé l'objectif des propositions formulées par le Gicam : « L'avènement d'une fiscalité de développement reposant sur la baisse de la pression fiscale sur les entreprises du secteur formel, l'élargissement de l'assiette fiscale, le rétablissement d'une relation, voire d'un contrat de confiance entre l'administration fiscalo-douanière et le contribuable. »

Des mesures urgentes dans un environnement difficile, qui a notamment fait descendre le Cameroun de la 163e à la 166e place sur 190 pays du classement du Doing Business 2019. Ce qui a fait dire à Louis Paul Motaze : « Nous continuons d'œuvrer pour que vous puissiez travailler dans un environnement sain et productif. »

Pour cela, il faut écouter le secteur privé. C'est dans ce sens du dialogue permanent que le Minfi a annoncé deux mesures : la création d'un Comité permanent de concertation sur les questions fiscales et douanières avec des rencontres trimestrielles et la réorganisation du comité d'appui à l'instruction des recours préalables auprès du ministre des Finances en matière de contentieux fiscal et douanier.

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