5 Novembre 2018

Congo-Kinshasa: Choc frontal

Samedi 10 novembre, les Opposants réunis à Genève en Conclave auront à dévoiler le nom du candidat commun, après tous les derniers réglages. Katumbi, l'un des candidats recalés, se serait, finalement, convaincu de postposer sa mise pour les prochains rendez-vous électoraux. "Je ne me bats pas pour des postes. Mais bien pour le pays et le peuple congolais", dit-il, dans une interview accordée exclusivement à La Libre Belgique, ce week-end.

Avant lui, Bemba ne voyait pas pourquoi il fallait encore s'acharner à se triturer les méninges, pour s'escrimer à être candidat alors qu'en dépit de son recours, l'invalidation de sa candidature par la CENI avait été confirmée par la Cour Constitutionnelle.

Donc, du moment où les deux poids lourds de l'Opposition opérant dans la plupart des cas dans des officines extérieures ont compris qu'esquiver, boycotter ou, alors, empêcher ou retarder les élections, quelles que soient les raisons, prolongerait le bail du locataire du Palais de la Nation au-delà du 12 janvier 2019, il faut passer aux choses sérieuses.

Mais, le même samedi 10, Shadary, le Dauphin de Kabila et candidat du FCC à la Présidentielle 2018, à la tête de la forte équipe de campagne dont certains présélectionnés continuent à renâcler, révèlera aussi les lignes boulevardières de son projet de société.

Drôle de coïncidence ! Un samedi chaud, un week-end riche en événements. Car, derrière le candidat commun de l'Opposition, il se cache l'autre face de l'iceberg, une nouvelle axée sur comment gouverner autrement.

Et, derrière le projet de société de Shadary, il se cache également le bilan de 17 ans de gestion du Président Kabila ainsi que sa projection du Congo émergent, tel qu'il est conçu dans l'optique de la consolidation des acquis de la révolution de la modernité.

Les congolais, en tant premiers concernés par les deux visions rivales, auront à les cerner entre les lignes, pour savoir où mettre le pied, pour qui voter et pour quelle finalité ?

Comme quoi, du choc frontal des idées, dit-on, jaillira certainement de la lumière. Ainsi, doit-on considérer que la démocratie, loin s'en faut, s'en porterait mieux.

D'où, l'intérêt, pour les uns et les autres, de quitter la bassesse, de bannir la bataille des biceps, des invectives et des querelles intestines pour privilégier l'excellence, s'investir dans les innovations, dans la créativité et dans la vraie révolution de l'intelligence. Le choix, s'il est judicieux, quittera la sphère du clanisme et des intérêts matériels immédiats pour se baser sur ces projections croisées auxquelles, il faudrait ajouter, à tout prix, un gage de volonté politique pour engager le pays sur les rails d'un nouvel élan de développement au détriment de la pauvreté endémique et ambiante actuelle, fruit du cataclysme économique et de la paupérisation sociale généralisée. A bas la descente vers les tréfonds de l'abîme ! Et, de la sorte, reconstruire le Congo-Kinshasa de demain, ce pays continent jusque dans ses frontières avec ses neuf voisins, n'est plus une question de faciès, de promesses fallacieuses, ni encore moins de T-shirt et autres prébendes. Mais bien, un problème des mentalités exemptes de corruption et de goût aux gains faciles tirés des mamelles de l'Etat. Mais qui, du candidat du FCC ou de celui de l'Opposition, dirait mieux ?

Congo-Kinshasa

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