Congo-Brazzaville: Prise en charge des enfants en rupture familiale - Des accords entre acteurs peinent à être exécutés

Le partenariat signé cette année entre le Réseau des intervenants dans le phénomène des enfants de la rue (Réiper) et les directions des hôpitaux de Loandjili et d' Adolphe -Sicé a du mal à être mis en oeuvre, selon le trimestriel d'information du Samusocial Pointe-Noire, point focal du Reiper.

Les acteurs publics locaux en charge des questions de l'enfance et le Réiper s'étaient retrouvés récemment, dans le cadre de leur deuxième réunion de concertation pour la prise en charge des enfants et jeunes de rue afin d'évaluer l'avancement des travaux de leur groupe. Il en ressort que les accords de partenariats signés entre le Réiper et les directions des hôpitaux de Loandjili et d' Adolphe-Sicé ne sont pas respectés suite aux différents changements intervenus à la tête de ces deux établissements sanitaires.

D'autres sujets ont été aussi examinés à cette occasion, notamment l'inscription des jeunes pris en charge par le Réiper dans les centres d'éducation, de formation et d'apprentissage via le quota des Affaires sociales, une situation qui facilite l'autonomisation des jeunes désœuvrés. La vulgarisation de la loi portant protection de l'enfant en République du Congo ; la réactualisation de la cartographie des acteurs locaux agissant dans la prise en charge des enfants et jeunes en situation de rupture familiale et la prévention des arrivées en rue des enfants via la mise en place d'un dispositif devant intégrer la sécurité civile ont été également abordées...

Par ailleurs, le Réiper a condamné des violences policières et militaires auprès des enfants et jeunes en danger. En effet, sous sa demande, les autorités publiques impliquées dans la protection de l'enfant et membres du cadre de concertation se sont retrouvées avec les organisations de la société civile membres du Réiper pour discuter de la démarche à suivre face aux multiples cas de violences policières et militaires enregistrés auprès des enfants et jeunes en danger, souligne le bulletin trimestriel d'information du Samusocial Pointe-Noire.

Face à toutes ces questions, ces acteurs ont défini des démarches spécifiques qui devraient les conduire à l'atteinte des résultats. Pour ce faire, un plan d'actions a été élaboré et devrait les conduire à rencontrer les acteurs clés du dispositif sécuritaire local dont le préfet de Pointe-Noire et à trouver des combinaisons nécessaires à la mise en place d'une stratégie commune.

Soulignons que le cadre de concertation des acteurs sur la prise en charge des enfants et jeunes de la rue est une activité du projet Samusocial financé par l'Union européenne en République du Congo. Créé en 2014, il regroupe actuellement près de vingt services publics impliqués dans la protection de l'enfant autour du Réiper. Dans le même contexte, près de cent trente-six agents des centres de santé intégrés ont été sensibilisés à un meilleur accompagnement des enfants et jeunes de rue.

S'agissant du niveau de la vie associative du Samusocial Pointe-Noire, sur cent soixante-douze maraudes de nuit réalisés de juillet à septembre, quarante-cinq nouveaux enfants ont été identifiés, treize réinsérés en famille, vingt-cinq scolarisés et en formation professionnelle.

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