Congo-Brazzaville: Journée nationale de l'arbre - Près de cinq cents arbres plantés dans la ville côtière

À Pointe-Noire, les plants ont été enfouis dans le sol sur le site du village communautaire de Tandou Mboma, situé dans la sous-préfecture de Tchiamba Nzassi.

Tenue sous la houlette d'Alexandre Honoré Paka, préfet de la ville de Pointe-Noire, la 32e édition de la Journée nationale de l'arbre a obéï à la tradition vieille de plus de trente ans ans. Placée sur le thème « L'arbre, source de diversification de notre économie, de promotion de l'économie verte et de développement local », elle a permis à la population ponténégrine de planter un arbre pour lutter contre les changements climatiques. De nombreuses autorités ont réalisé le geste sur le site communautaire de Tandou Mboma où des essences forestières et fruitières ont été enfouies dans le sol, parmi lesquelles les plants d'acacias, de corossolier, de papayer, de citronnier, d'avocatier, de safoutier, de goyavier et bien d'autres.

Dans son mot de circonstance, le préfet de Pointe-Noire a remercié la population et tout le corps consulaire d'avoir répondu à son appel pour honorer cette tradition. Le consul général de France, Joël Renou, a pour sa part encouragé cette initiative du président de la République qui s'inscrit dans le développement durable.

La 32e Journée nationale de l'arbre a été si particulière dans la ville océane. De nombreux élèves du cycle primaire ont été sensibilisés aux notions environnementales. Il ne restait plus aux enfants qu'à s'emparer d'une pelle, sous l'œil attentif du préfet de la ville, pour planter un arbre. Un geste significatif qui est resté à jamais gravé dans leur tête. « Je suis très content d'être ici aux côtés du préfet pour planter les arbres. Les arbres sont importants pour l'environnement mais également dans la vie de l'homme », a dit Beni Junior Koissi, élève à l'école privée Bel Avenir, dans le quartier aéroport.

Aujourd'hui les forêts couvrent 31% des surfaces terrestres et selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, soixante millions de peuples indigènes dépendent presque entièrement des forêts. Il est donc important de mettre en valeur et de conserver les terres forestières, voire tout l'espace vert non seulement pour leur aspect esthétique mais aussi pour des raisons écologiques, économiques et sociales. En effet, les arbres ont toujours été intimement liés à l'évolution de la biodiversité terrestre, surtout de l'humanité car l'oxygène, l'eau, les aliments et les médicaments dépendent tous des forêts. Ces dernières constituent l'élément charnière dans l'adaptation et l'atténuation du réchauffement climatique.

Notons que la Journée nationale de l'arbre est une célébration qui donne l'occasion à tous les Congolais d'apprécier les bienfaits remarquables fournis par les arbres : de l'air pur, l'habitat faunique, réduction des besoins énergétiques et une prise de contact avec la nature, etc.

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