7 Novembre 2018

Congo-Kinshasa: Halte !

Depuis le dévoilement de l'équipe de campagne du candidat du Front Commun pour le Congo à la présidentielle 2018, les membres de ce dernier se retrouvent dans l'œil de cyclone. Comment ne pas l'être dans l'atmosphère délétère qui règne jusqu'ici sur l'agora politique !

En effet, à l'aube du lancement de la campagne électorale ce 22 novembre et du vote effectif ce 23 décembre, le mercure prend de la hauteur dans le thermomètre indiquant la température politique au Congo-Kinshasa. Après la série de désistements et les discours de rue la nature de la composition de l'équipe du Secrétaire Permanent du Parti présidentiel et dauphin de Joseph Kabila s'invite dans l'arène politique où 13 gladiateurs dégainent.

Depuis hier, effectivement, alors que l'opinion se laissait bercer par les chants de sirènes de voir un candidat commun de l'Opposition être désigné à Genève, en Suisse, comme un autre à Kin La Belle, l'onde de choc de la frappe des Théodore Ngoy, Seth Kikuni, Freddy Matungulu, Adolphe Muzito, Moïse Katumbi (représenté par Jean-Bertrand Ewanga), Jean Mabaya, Radjabo Tebabho, Sylvain Maurice Masheke, Martin Fayulu, Marie-Josée Ifoku, Jean-Pierre Bemba (représenté par Fidèle Babala), Noël Tshiani et Vital Kamerhe s'est fait sentir.

Comme à l'ère de Mobutu à la tête du Zaïre des trois Z, où MPR et Etat flirtaient, ces opposants au régime en place dénoncent le fait que l'équipe de campagne du candidat Emmanuel Ramazani Shadary confonde Etat et Parti, ici plateforme politique le FCC en l'occurrence. Pourquoi ? Bein, parce que selon leur argumentaire, des ministres, des mandataires et du directeur de cabinet du chef de l'Etat sont membres de la team Shadary. La dream team, dream band du FCC, arche de Noé selon Néhémie Mwilanya où tout le monde devait monter, suscite donc un cri d'halte avant son départ du port électoral ce 22 novembre. Oui. Les 13 opposants crient halte à cette machine étatico-parti politique selon eux. Naturel donc dans cet élan de demander que des têtes puissent tomber.

La guillotine comme dans le Royaume de France d'antan est demandée sur la candidature de Ramazani Shadary qui aurait violé la loi en utilisant les moyens d'Etat pour sa campagne, maintenant précampagne, par sa radiation de la course à la présidentielle. La CENI va-t-elle obtempérer ? Là est toute la question. L'homme n'est pas le seul dont la tête est demandée, par ailleurs, puisque du Premier Ministre Tshibala au Dircab Néhémie, en passant par des ministres, des mandataires Kamerhe et ces opposants veulent des démissions. Et, le plus tôt serait, selon eux, le mieux. L'opinion est exprimée mais, est-ce que les actes vont suivre ? Est-ce que leurs arguments sont en béton armé ?

Congo-Kinshasa

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