8 Novembre 2018

Afrique: "La qualification pour la CAN 2019 n'est plus très loin" (Djigui Diarra, gardien du Mali)

interview

Le Mali jouera la 5è journée des éliminatoires de la CAN Total 2019, le samedi 17 novembre contre le Gabon. Sa campagne a été jusqu'ici solide, mais peut encore basculer. Du haut de son expérience, notamment chez les catégories de jeunes, le gardien du Stade Malien, Djigui Diarra, refuse de céder au doute.

Du paradis au doute, il reste à disputer deux matches, contre le Gabon à Libreville (15h00) puis contre le Soudan du Sud en mars 2019 à Bamako. Après quatre journées les Aigles font la course en tête dans le groupe C avec 8 points devant le Gabon à un point et le Burundi à deux points. Les Soudanais du Sud sont, eux, définitivement hors course.

Au stade du 26-Mars, où les gardiens des Aigles du Mali au nombre de six, sous la direction de leur entraîneur ont commencé une préparation cette semaine. Plus d'excitation. Le gardien du Stade Malien de Bamako, Djigui Diarra, qui est, à 23 ans, l'une des figures locales titulaires du groupe, s'efforce d'envisager les échéances à venir avec beaucoup de tranquillité.

L'ambiance de l'équipe devient-elle plus tendue à l'approche d'un match décisif ?

Sincèrement, non. Dans le groupe, je ressens une grande concentration. Il n'y a plus de calcul. Tout le monde se sent prêt à affronter les deux derniers obstacles qui doivent nous ouvrir les portes du Cameroun, peut-être même dès notre voyage au Gabon si nous sortons vainqueurs de notre duel avec les Panthères.

Après les deux nuls avec le Burundi, votre bonne dynamique pourrait-elle s'arrêter avec une défaite à Libreville ?

Depuis le début de ces éliminatoires nous demeurons invaincus mais je ne peux pas me montrer totalement satisfait du nul chez nous face aux Burundais. Chez soi, on se doit de gagner. Bien sûr la défaite est inhérente à notre métier de footballeurs mais ce que nous avons construit ces dernières années est solide et nous continuons le processus.

Vous avez beaucoup travaillé avant le déplacement au Gabon, d'autant que les compétitions nationales ont été interrompues pendant de très nombreux mois.

Le groupe est calme, il ne panique pas. Nous sommes un mélange de cadres et de jeunes. Quelle raison aurions-nous de nous stresser ? Je pratique ce métier depuis des années avec la plupart des joueurs qui sont de ma génération. Beaucoup ont de l'expérience. Je leur demande de jouer simple et de ne pas faire un numéro pour épater la galerie. Oui, les matches qui nous attendent sont décisifs, mais ce serait une erreur de les aborder comme contre le Burundi à Bamako. Le Gabon sera abordé avec la sérénité habituelle.

Le Mali après une série de victoires, a connu ses deux nuls. Et le doute s'est installé dans le nid et même dans les gradins ?

Bien sûr. J'avais de la peine à comprendre. Mais des nuls contre une équipe avec une volonté certaine et avec les aléas du football. Notre football est pris en compte, notamment avec les catégories jeunes. Actuellement, nous sommes dans une phase où la progression d'année en année est manifeste, et certains arrivent à nous reprocher de nous spécialiser dans des victoires contre les petits pays. J'espère que cette équipe a de l'avenir avec le talent qui la compose.

Que doivent réaliser les Aigles pour marquer les esprits ?

Remporter une Coupe d'Afrique des Nations. Aller au prochain Mondial. Mais avant cela, nous devons battre le Gabon. Après on verra.

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