8 Novembre 2018

Intégrer l'information climatique dans les politiques agricoles pour développer la résilience et une meilleure productivité à travers le cours de l'IDEP sur la politique agricole en Afrique

Du 7 au 18 mai 2018, l'Institut Africain de Développement Economique et de Planification (IDEP) a organisé un cours sur la "politique agricole en Afrique" au profit de 28 agents de la fonction publique venant de ses différents pays africains : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Afrique centrale, Tchad, Comores, Côte d'ivoire, la République démocratique du Congo, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Malawi, Mali, Mauritanie, Namibie, Niger, Nigeria, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Tunisie, Zambie et Zimbabwe. L'un des participants venait de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEA).

Le cours a exposé les participants non seulement à l'état actuel des connaissances et les enseignements comparatifs qui sont disponibles en Afrique, mais également certaines des meilleures pratiques qui servent d'exemples pertinents de la façon dont une approche intégrée et globale de la politique agricole a été utilisé pour promouvoir la transformation économique et développer la résilience face aux changements climatiques.

Madame Karima Bounemra Ben Soltane, Directrice de l'IDEP, a souligné l'importance de l'agriculture dans les économies structurelles. Elle a mentionné que la dernière conférence des ministres a été l'occasion de discuter des questions liées à l'agriculture comme l'accélération d'emploi et de croissance. En outre, la mauvaise qualité de nos infrastructures ajoutées à l'obstacle tarifaire rend quasi impossible l'exportation de produits agricoles entre les pays africains. Ce qui a conduit à beaucoup d'importations parce les prix sont plus basse par rapport à ce que les pays d'Afrique proposent. De plus, elle a ajouté que les solutions doivent être trouvées afin de rendre ce secteur plus attractif pour les jeunes qui représentent la majorité de la population africaine.

Avant de terminer son allocution, elle a rappelé l'hommage rendu au défunt Professeur Adedeji, ancien Secrétaire exécutif de la Commission économique de l'Afrique (CEA) au cours de la Conférence des ministres. En effet la CEA a commencé à organiser des séries de conférences dit « conférence sur Adedeji » cruciales et pertinentes, pour reconnaître son amour et son dévouement à l'Afrique.

Le directeur du cours Dr Rugube dit qu'il faudrait orienter la réflexion vers une agriculture résiliente aux changements climatiques. Étant donné que des problèmes semble être la même partout en Afrique, notamment les politiques sont encore très bonnes mais la mise en œuvre reste le défi majeur. Il a conseillé aux participants de partager leurs expériences et meilleures pratiques entre pays. Dans la même lancée, le Représentant de la classe, M. Nguetsop du Cameroun, a rappelé que le continent a toutes les ressources naturelles que l'on peut imaginer, mais seulement une gestion et une gouvernance inclusive peut résoudre les problèmes.

La cérémonie de clôture a été présidée par le Dr. Dogo Seck, Secrétaire général, représentant du Dr Abdoulaye Seck, Ministre de l'Agriculture et de l'équipement rural du Sénégal. Il a plaidé pour plus d'auto-prêt à réaliser les "rêves". Il est tout à fait d'accord avec les orateurs précédents en réaffirmant que notre continent déborde de potentiel et par conséquent, les Africains pourraient atteindre l'autosuffisance. Dr Seck a dit que nous les Africains devraient se débarrasser de cliché comme l'Afrique est une région unique, et un continent de la pauvreté, la misère et la faim, stimulée par les guerres. Enfin, le président a conclu en disant que nous ne devons jamais oublier que la science est la base de tout type de développement. Nous avons juste besoin d'identifier les problèmes, proposer des solutions et faire des prévisions.

Les membres du corps diplomatique qui ont honoré de leur présence à cette occasion ont remercié l'IDEP pour son renforcement des capacités sur ce sujet très important. En effet, d'autres continents ont lancé leur processus de développement par le biais de l'agriculture. Nous avons des terres, l'eau et l'effectif. Nous devons maintenant d'investir sur le renforcement des capacités pour développer une expertise dans ce domaine. Ils ont encouragé les participants à maintenir en vie le réseau afin de contribuer au développement de notre continent.

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