9 Novembre 2018

Algérie: Hadjar - Fermeture de certains laboratoires pour défaut de rentabilité

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar a affirmé jeudi à Alger que les laboratoires de recherche "sont soumis à un contrôle permanant et périodique et la fermeture de certains est intervenue pour défaut de rentabilité".

En réponse à une question orale lors d'une plénière à l'Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a précisé que "les laboratoires sont soumis à un contrôle permanant, contrôle financier effectué par la Cour des comptes, outre les mécanismes de contrôle scientifique effectué par le ministère", précisant que "la fermeture de certains laboratoires est due à leur manque de rentabilité", rappelant l'existance d'un "contrat entre le ministère et les laboratoires, en vertu duquel la fermeture intervient en cas de constat d'infructuosité.

Le ministère donne un délai d'une année à tout laboratoire menacé de fermeture et après expiration de ce délai, le ministère procède à un contrôle. Dans le cas où ce laboratoire fait preuve de productivité, il poursuit ses activités et dans le cas le contraire il sera fermé, a expliqué M. Hadjar.

Lire aussi: Des mesures strictes allant jusqu'à la fermeture à l'encontre des laboratoires de recherche inefficaces

Le premier responsable du secteur a indiqué que son département s'attelait à l'installation d'autres laboratoires, saluant "l'existence de laboratoires et de chercheurs au niveau de certaines entreprises économiques".

Concernant les recherches réalisées dans son secteur, M. Hadjar a indiqué que 4000 projets avaient été réalisés et choisis, après examen des appels d'offre et des propositions soumises, précisant que "l'évaluation de ces projets a relevé l'existence de 1100 projets valorisables, dont 112 à caractère multisectoriel".

A ce propos, le ministre a estimé que le rendement des recherches réalisées au niveau économique et social ne pourrait être réalisée qu'à travers un véritable partenariat entre le système de recherche et de développement, d'une part, et le système socioéconomique, d'autre part, via la contribution des chercheurs, des industriels, des professionnels et des opérateurs économiques à la démarche nationale de développement.

En vue de concrétiser les objectifs tracés en matière de capacités scientifiques en ressources humaines visant à atteindre les normes internationales définies par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) soit 1080 chercheurs pour chaque un (1) millions d'habitants, le ministre a indiqué que des mesures avaient été prises pour le renforcement et la motivation ayant donné lieu à la mobilisation de 37.700 enseignants chercheurs dans des établissements d'enseignement supérieur et 2.315 chercheurs permanents dans des centres et unités de recherche ainsi que l'inscription de 200 chercheurs permanents dans des entreprises économiques".

Le nombre de chercheurs a atteint environ 492 chercheurs permanents pour chaque million d'habitants, selon M. Hadjar qui a souligné que "ce chiffre révèle que nous sommes loin du critère international" , car "il faut que ce nombre atteigne 1.080 chercheurs pour chaque 1 million d'habitants".

Répondant à une question sur la promotion d'ingénieurs relevant des laboratoires universitaires à des postes supérieurs, M. Hadjar a indiqué que "la nomination d'ingénieurs d'Etat au sein des laboratoires universitaires et les autres grades, requiert la révision de l'arrêté interministériel daté du 4 janvier 2004 portant classification de l'Office nationale des œuvres universitaires et de la Direction des œuvres et résidences universitaires, la mise à jour des conditions de nomination à ces postes, à même de servir la prise en charge de l'ensemble des grades des travailleurs désignés et à même de promouvoir la promotion de la structure publique et son fonctionnement.

M. Hadjar a affirmé que les spécialisations contenues dans l'arrêté interministériel.

Le ministre a précisé que le grade d'ingénieur d'Etat au sein des laboratoires universitaires dans les postes supérieurs, renferme plusieurs spécialisations contenues dans l'arrêté interministériel de l'année 2012.

Cet arrêté contient une liste des diplômes requis pour rejoindre certains grades liés à l'Enseignement supérieur dans les spécialités en lien avec la formation dans les sciences, les technologies, les sciences de la matière, les mathématiques, l'informatique, les sciences de la nature, de la vie et les sciences de la terre.

M. Hadja a affirmé que les spécialités contenues dans l'arrêté interministériel suscité ne concordent pas dans leur majorité, avec les exigences de nominations aux postes supérieurs et contenues dans l'organisation structurelle actuelle, mais il convient davantage aux postes supérieurs inclus dans les établissements d'enseignement et de recherches.

Selon le ministre, les services relevant de l'Office national des œuvres universitaires se sont employés à la nomination des personnels répondant aux conditions juridiques en termes de grade et d'ancienneté, en vue de bénéficier de la nomination aux postes supérieurs, à l'instar des ingénieurs dans les laboratoires universitaires, des ingénieurs d'Etat dans le recensement, des ingénieurs d'Etat en informatique, des ingénieurs d'Etat dans l'habitat et l'urbanisme à des postes supérieurs, en accord avec ces spécialisations, étant des grades équivalents aux grades d'administrateurs consultants ou administrateurs principaux.

"Ces démarches n'ont pas abouti, en raison du refus catégorique affiché par les autorités de contrôle, à savoir la Direction générale de la Fonction Publique (DGPF) et les services compétents du ministère des Finances".

Le ministre a affirmé que le Secteur s'emploie actuellement à la mise à jour de l'arrêté interministériel suscité et que son amendement sera soumis aux autorités compétences chargées du contrôle en vue de son adoption dans les meilleurs délais.

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