9 Novembre 2018

Cote d'Ivoire: Entrepreneuriat jeunes - La BAD appelle à la mise en place d'un fonds de garantie

Lancé en juillet 2016, le projet d'incubation des jeunes entrepreneurs (Prodije), qui a vu 200 jeunes entrepreneurs dont 30% de femmes âgés de 16 et 35 ans formés, a connu son apothéose le jeudi 9 novembre, par la remise de diplômes de fin de formation.

A l'occasion de la cérémonie qui s'est déroulée dans les locaux de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (Cgeci), au Plateau, Serge N'Guessan, directeur général adjoint à la direction générale pour l'Afrique de l'ouest de la Banque africaine de développement (Bad), a, au nom de son institution, salué la mise en œuvre du prodije, avant de présenter les défis auxquels l'Afrique est confrontée sur ce plan. « Nous sommes conscients que résoudre le problème des starts-up est une façon très efficace de relever certains défis auxquels le continent africain est confronté. Notamment, une main-d'œuvre jeune et en croissance qui passera d'environ 617 millions aujourd'hui à 1,6 milliard en 2060 », a-t-il indiqué. Et d'ajouter que près d'un demi-milliard d'adultes en Afrique sont complètement exclus des services financiers formels.

Au niveau du taux de chômage des jeunes, il est estimé à 26% en moyenne et reste très élevé, dira-t-il. D'où le besoin pour les États africains de se tourner vers l'entrepreneuriat des jeunes à travers le financement des Pme. Et de relever qu'en Côte d'Ivoire, les besoins de financement des Pme sont estimés à 3,6 milliards de F Cfa. Besoins qui ne peuvent être entièrement couverts par l'État, d'où la sollicitation du secteur privé. « Le besoin de combler cet écart est au cœur des préoccupations d'une institution comme la Bad », a-t-il affirmé.

Néanmoins, il s'est réjoui des résultats de cette première édition du prodije. Par ailleurs, il a dit être conscient que les moyens du projet sont limités. Pour cela, il invite notamment l'État, la Cgeci, les institutions de financement du développement, les banques à œuvrer à ce que les 200 jeunes formés ne retournent plus dans l'informel. « Pour ce faire, il appelle à la mise en place d'un fonds de garantie, comme initialement planifié, afin d'encourager les banques à soutenir ces jeunes. »

Prenant la parole, Hamed Cissé, vice-président de la Cgeci, a indiqué que le prodije est mis en œuvre par la Cgeci avec le concours de la Bad et l'Onudi. Ledit projet a pour objectif premier d'encourager, d'identifier, de financer et d'accompagner des projets de création d'entreprises, a-t-il laissé entendre.

A l'en croire, les résultats du prodije sont satisfaisants dans l'ensemble. « La Bad a mis à la disposition de la Cgeci, la somme d'un million de dollars (Plus de 500 millions de F Cfa). Quant à la Cgeci, elle a dégagé la somme de 150 millions de F Cfa pour la réalisation du Prodije », a-t-il mentionné. Tout en se réjouissant des résultats obtenus, au nom de sa structure, il a tenu à remercier la Bad, l'Onudi et le gouvernement japonais qui, selon lui, ont participé activement à la réalisation du projet.

Notons que ce sont plus de 1000 candidatures qui ont été reçues. 426 promoteurs ont été sélectionnés. 269 promoteurs ont reçus la formation. 64 entreprises sont en activité. Le prodije a reçu un financement total de près de 700 millions de F Cfa. C'est un total de 200 jeunes entrepreneurs qui ont été accompagnés dans ce projet dont 30% de femmes. Les montants alloués aux promoteurs vont de 500.000 à 25.000.000 F Cfa.

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