13 Novembre 2018

Madagascar: Farafangana - Les « Ampanjaka » démentent tout achat de voix

L'Ampanjaka Antefasy, Rainizanadahy Soubielline dit Tadatsy a annoncé hier qu'il envisage de porter plainte contre les auteurs de cette grave accusation.

Les Ampanjaka du District de Farafangana affichent leur indignation face aux accusations d'achat de voix évoqué par les observateurs de l'Union Européenne dans leur Rapport préliminaire d'observation électorale. Hier, les Raiamandreny de la Région Atsimo Atsinanana dirigés entre autres, par Rainizanadahy Soubielline dit Tadatsy, Ampanjaka Antefasy ; Tamoha Jeannot, Ampanjaka Ndremamory et Rakotonirina Faustin, Raiamandreny du Foko Zafisoro Zanaka Karaoky, ont démenti cette information.

Au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue hier à Farafangana, l'Ampanjaka Antefasy a dénoncé « une accusation infondée qui relève purement et simplement d'un mensonge, et dont l'objectif est de ternir l'image des Raiamandreny de cette localité ». En effet, cette information véhiculée par les groupes de presse pro-Rajaonarimampianina mais qui « militent » désormais pour les intérêts du candidat Marc Ravalomanana, a provoqué la colère de la population de l'Atsimo Atsinanana. Faut-il rappeler que selon la culture des Antefasy, les Ampanjaka représentent l'Autorité suprême au niveau de la Société. Rainizanadahy Soubielline a même laissé entendre qu'il entend porter plainte pour diffamation.

Rencontre. Cité nommément dans ce Rapport préliminaire des observateurs électoraux de l'Union Européenne, Tadatsy a expliqué qu'il n'assistait même pas au meeting du candidat « numéro 13 », Andry Rajoelina à Farafangana le 26 octobre dernier. Son absence a d'ailleurs été confirmée par Tamoha Jeannot, Ampanjaka Ndremamory. Ce dernier a aussi démenti toute accusation d'achat de voix. Du côté du camp Rajoelina, l'on affirme qu'il n'y a jamais eu de remise d'argent à des Ampanjaka. Par ailleurs, aucune rencontre avec l'Ampanjaka cité dans ce Rapport préliminaire n'a eu lieu non plus. La question est donc de savoir d'où les observateurs de l'Union Européenne ont obtenu cette information et pourquoi avoir publié une aussi grave accusation sans avoir apporté aucune preuve ?

Ont-ils été manipulés ? L'on se demande également pourquoi les observateurs UE évoquent un achat de voix alors que les faits mentionnés dans leur rapport préliminaire se sont produits le 26 octobre, c'est-à-dire, bien avant le jour du scrutin. La distribution de tee-shirts faite par tous les candidats, ou enfin presque, pourrait ainsi être considérée comme de l' « achat de voix en nature ». Face à cette affaire, Andry Rajoelina a adressé hier une lettre à l'endroit de l'Ambassadeur de l'Union Européenne à Madagascar Giovanni Di Giloramo pour exprimer son regret par rapport à cette allégation. D'après les informations, une rencontre entre le candidat « numéro 13 » et le Chef de la Délégation de l'Union Européenne a eu lieu hier à Ivandry. Cette affaire a certainement été évoquée à l'occasion.

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