13 Novembre 2018

Cameroun: Kribi - Du poisson à gogo

Le prix du kilogramme varie en ce moment entre 500 F et 3000 F, selon les espèces.

Depuis environ deux semaines, le poisson se vend à vil prix dans les différents marchés de la cité balnéaire. Entre 1500 F et 2000 F le kilogramme de bar. 1400 F le kilogramme de brochet. La sole est proposée à 3000 F le kilogramme. Des tas de maquereau de mer à 500 F. Les dorades à 1000 F le Kilogramme. Ça paraît incroyable, au point de faire dire à certains habitants de la ville que c'est actuellement la foire au poisson à Kribi. Et tout le monde en consomme, tant les amateurs locaux de poisson que ceux venant d'ailleurs.

En effet, les clients viennent aussi de Bafoussam, Douala, Edéa et Yaoundé. La bonne nouvelle s'est répandue en un temps record. « Il y a le poisson à Kribi », dit-on. Si le phénomène paraît étrange à quelques personnes, pour les pécheurs et autres habitants de la ville, c'est n'est pas un mystère. « A la fin de la saison des pluies, le poisson est en abondance. La pêche devient, elle aussi, facile. On ne va plus en mer pendant trois à cinq jours », fait savoir Hervé Nna, pécheur. Les différents débarcadères de Kribi sont noirs de monde.

Du pécheur au consomma teur, en passant par le vendeur de glace ou encore le nettoyeur, chacun dans la chaîne du poisson trouve son compte. A peine une pirogue accoste-t-elle que son équipage est envahi par les revendeuses et d'autres clients. On se bouscule même parfois pour prendre le dernier petit poisson. « Je viens de vendre plus de 75 kilogrammes de poisson, en quelques minutes », déclare Joseph Somo, pécheur. Juste à côté de lui, une revendeuse compte sa recette. 143 500 F. « Je suis très fière.

Depuis une semaine déjà, je fais de très bons chiffres d'affaire », confirme Martha Domè. C'est donc la bonne saison de poisson. Elle s'achève en février. Cependant, les pécheurs dénoncent la destruction des rochers (lieu par excellence pour la reproduction du poisson) par l'Homme. Une situation empêche la reproduction des poissons près de la côte.

Il faut alors s'armer de courage pour aller en haute mer. Et là-bas, d'après ces pécheurs, c'est la jungle. « Nous risquons énormément. Même comme la pêche est bonne ces joursci, beaucoup de nos frères se limitent au lancé du filet à la côte : le « tiré-tiré » », avoue Albert Madola, pécheur.

Cameroun

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