13 Novembre 2018

Burkina Faso: Centenaire de l'armistice - Ouagadougou a aussi rendu hommage aux «poilus»

Ce cérémonial célébré dans la résidence de l'ambassadeur de France a été ponctué par grand temps : lecture de récits émouvants d'acteurs de la première guerre mondiale, remise de décoration à des militaires, dépôt de gerbes de fleurs au niveau des drapeaux des pays invités et allocution de l'ambassadeur Xavier Lapeyre De Cabanes.

Les récits ont été lus avec charge émotionnelle par des élèves du lycée français Saint Exupéry, du lycée les lauréats, du lycée international de Ouagadougou et du Prytanée militaire du Kadiogo.

Les élèves du lycée français ont reconstitué ce qui serait le récit d'un combattant voltaïque « Adolsima »mort le 13 aout 1917 à Cran. « En le sortant du néant du passé, vous avez donné un sens à son sacrifice et vous en avez fait un acteur de l'histoire et de notre histoire commune » a dit le diplomate Français au cours de son allocution. Outre cet hommage, les élèves ont également lu la lettre d'un enfant à son père, la lettre d'Elise Baudet à sa famille le 13 novembre 1918 et la déclamation du poème de Léopold Sédar Senghor aux tirailleurs sénégalais morts pour la France.

Les autres actes symboliques de cette commémoration ont été sans conteste le dépôt de gerbes devant les différents drapeaux, l'exécution de l'hymne aux morts, des hymnes nationaux du Burkina et de la France. Outre cela, dix militaires ont été décorés dont le Général Oumarou Sadou, Chef d'Etat major général des armées du Burkina qui a été fait de la légion d'honneur française. Pour le diplomate français, avec cette distinction, c'est une façon de dire au Burkina Faso et à l'armée burkinabè que la France est heureuse et fier de travailler avec le Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Pour Xavier Lapeyre De Cabanes, ce cérémonial se veut un hommage à tous les morts pour la France, ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui, civils et militaires. Et selon le diplomate, la tenue de cette cérémonie qui a connu la présence des représentants des autres pays au Burkina Faso est à l'image de celle qu'a tenu le président français Emmanuel Macron le 11 novembre à Paris avec la présence de près de 72 chefs d'Etat et de gouvernement.

« Nous sommes tous ici des héritiers de cette guerre. Descendants de survivants que la mort a épargnés ou des orphelins que la guerre a engendrés. Les combattants du siècle dernier sont notre histoire. Mais notre combat n'est plus le même, n'est plus le leur, il est autre. Disons que leur combat au bénéficie de leur patrie, il nous appartient de le mener autrement » a expliqué le diplomate français dans son allocution. Il a également rendu hommage aux tirailleurs sénégalais qui ont participé à une guerre qui n'était pas la leur.

Citant Emmanuel Macron président de la République française, il a indiqué la grande précarité de la paix : « Nous savons avec quelle force, le nationalisme, le totalitarisme peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l'idée même de civilisation. Nous savons avec quelle célérité l'ordre multilatéral peut soudain s'écrouler dit il avant de conclure en nous appelant à être digne de la mémoire de celles et de ceux qui il ya un siècle sont tombés, digne du sacrifice de celles et de ceux qui aujourd'hui font que nous nous tenons là unis en peuple libre » a fait savoir l'ambassadeur citant Emmanuel Macron.

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