14 Novembre 2018

Maroc: Début du procès en appel de 52 activistes du mouvement Hirak

Photo: pxhere
Maillet de justice

Au Maroc, cinq mois après leur condamnation, le procès en appel de 52 activistes du mouvement Hirak dans la région du Rif, a débuté le 12 novembre devant la cour d'appel de Casablanca. Certains de ces détenus, arrêtés après la vague de protestations de l'été 2017, ont écopé de condamnations de 20 ans de prison, comme le leader du mouvement Nasser Zefzafi et trois de ces compagnons. Ils étaient alors accusés de menacer la sécurité de l'Etat. Nasser Zefzafi comparaissait lui-même devant la cour d'appel ce 14 novembre.

Le procès en appel des activistes de Hirak a débuté ce 12 novembre. L'audience d'appel a commencé ce 14 novembre au matin mais l'avocat, Mohammed Zayan, vu le déroulement du plaidoyer, ne cache pas son impression que le jugement ne sera pas rendu dès aujourd'hui. Aux côtés de Nasser Zefzafi, trois de ses compagnons comparaissent eux aussi devant la cour d'appel de Casablanca, au Maroc.

Le jeune homme a été le symbole de la protestation de la ville d'Al-Hoceïma, dans le Rif, déclenchée par la mort d'un vendeur de poissons broyé dans une benne à ordures en octobre 2016.

Très actif sur les réseaux sociaux, il est accusé de réclamer l'indépendance pour la région du Rif, d'avoir reçu des financements de l'étranger pour mener le mouvement et d'avoir menacé la sécurité de l'Etat. Il a écopé il y a cinq mois de 20 ans de prison ferme en juin dernier. Nasser Zefzafi était l'un des trois finalistes en lice pour le prix Sakharov en octobre dernier, mais le prix a finalement été attribué au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov.

Grève de la faim

Fin octobre, vingt personnes parmi les détenus de Hirak avaient annoncé la suspension de leur grève de la faim lancée quelques jours auparavant pour protester contre les conditions de leur détention.

Le 12 novembre, le cas du journaliste et blogueur Hamid El Mahdaoui a aussi été examiné. Ce journaliste qui avait couvert les manifestations dans le Rif a été condamné à trois ans de prison ferme.

Les deux avocats du Syndicat national des journalistes qui se sont portés volontaires pour le défendre ont demandé sa libération sans conditions au regard des garanties qu'il pourrait fournir et parce qu'il a déjà passé cinq mois en prison. Mais le procureur général a refusé cette demande. Le procès en appel de Hamid El Mahdaoui a été renvoyé au 3 décembre prochain.

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