14 Novembre 2018

Burkina Faso: Politiques agricoles - Des organisations paysannes outillées sur le plaidoyer

Le réseau des organisations paysannes pour une synergie d'actions au Burkina Faso a organisé, le jeudi 8 novembre 2018 à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités de ses membres en matière de plaidoyer sur les politiques agricoles nationales.

Les lobbys du monde rural s'activent à influer « positivement » les politiques agricoles du Burkina. Au niveau de l'Assemblée nationale, plusieurs lois touchant le secteur de l'agriculture sont mal formulées et/ou ne sont pas mises en œuvre.

Pour emboîter le pas, le réseau des organisations paysannes pour une synergie d'actions au Burkina Faso outille ses membres et d'autres organisations paysannes sur les meilleures stratégies et pratiques d'interpellation et d'influence des politiques agricoles publiques. L'ouverture de l'atelier est intervenue le jeudi 8 novembre 2018, à Ouagadougou.

« Cette formation permettra à nos membres d'influencer positivement les politiques agricoles. Un bon plaidoyer apporte de bons résultats.

C'est un devoir pour nous de bien les outiller », a indiqué le président du Réseau Jules Zongo. Pour s'inspirer du modèle européen concernant lobbying et le plaidoyer, la structure a fait appel à l'expertise allemande.

Ainsi, le directeur général d'Andreas Hermes Akademie, Andreas Quiring a présenté les politiques agricoles européennes et l'implication des leaders d'associations paysannes dans leur réussite. Pour lui, les agriculteurs doivent être mis au centre du processus de promotion de leurs activités.

Pour bénéficier de leur adhésion et de leur engagement, il a insisté qu'il faut d'abord renforcer les capacités des acteurs dans la prise d'initiatives. « Nous sommes convaincus que pour atteindre le développement souhaité, il faut qu'il y ait une résonance de la voix des agriculteurs », a soutenu M. Quiring.

Selon lui, l'objectif est de responsabiliser les représentants des agriculteurs afin qu'ils identifient leurs besoins et qu'ils puissent les adapter aux services et aux activités prévues dans les politiques agricoles. Pour l'expert, le réseau des organisations paysannes pour une synergie d'actions au Burkina Faso et les autres organisations paysannes doivent jouer un rôle d'intermédiaire entre leurs membres et les acteurs politiques publics.

« Le petit paysan pourra, non seulement exposer et débattre de sa propre stratégie, mais aussi défendre les intérêts de tous. Là où il y a l'agriculture, il y a des affaires.

Ces deux sujets sont liés », a déclaré l'expert allemand. De son avis, le Burkina Faso doit créer son propre modèle, le développer et l'adapter aux conditions climatiques avec la participation de tous.

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