15 Novembre 2018

Sénégal: Lutte contre les embouteillages à Dakar - Un expert préconise le développement du transport public

Les embouteillages à Dakar ne sont pas dus à une pléthore de véhicules dans le parc, mais à un mauvais usage de la route. Fort de ce constat, Babacar Camara, du centre de recherche universitaire de la mobilité (Curem), préconise le développement des transports de masse.

Le gestionnaire de la mobilité au centre de recherche universitaire de la mobilité (Curem) et chercheur sur la sécurité routière et de la logistique urbaine, Babacar Camara, soutient que pour lutter contre les embouteillages à Dakar, le développement des transports publics est nécessaire.

A son avis, offrir à la population, un transport de masse de qualité, régulier et sécurisé est la seule voie du salut. Il recommande de ce fait, le développement de société comme Dakar Dem Dikk, Aftu, les bus de transport rapides entre autres.

L'accroissement de la population dakaroise n'est pas compatible à son avis avec l'acquisition personnelle de moyen de locomotion. Les nombreux bouchons dans la capitale ne sont pas confie-t-il par un nombre important de véhicules dans le parc, mais à une mauvaise utilisation des routes.

«Il n'y a pas beaucoup de voitures au Sénégal, mais les routes sont mal utilisées. Quand on compare le ratio équipement, véhicules et le nombre d'habitants, on se retrouve avec une voiture pour 10 habitants. Ailleurs, c'est un véhicule par personne ».

Babacar Camara trouve ainsi que c'est le réseau routier qui est dépassé par la croissance de la population. «Quand la population augmente très rapidement, les routes sont saturées.

C'est ce qui explique pourquoi, il y a ces embouteillages», dit-il. Même si, soutient-il des efforts sont faits, le Sénégal aurait dépassé sa capacité routière actuelle.

S'agissant de l'autoroute à péage dont les usagers dénoncent très souvent l'absence d'éclairage, Babacar Camara trouve que le procédé est utilisé dans certains pays pour amener les conducteurs à ralentir leur course.

«On se rend compte que sur les routes bien éclairées et bien droites, il y'a souvent des accidents. Dans la politique de sécurisation des routes, souvent il y'a plusieurs options.

Dans les pays développés, souvent on choisit délibérément de ne pas éclairer certaines voies. Ce système peut être une mesure pour éviter que les gens roulent trop vite», a-t-il indiqué.

Le chercheur au Curem trouve ainsi que le jour où l'autoroute sera éclairée, les gens vont dépasser 110km à l'heure car, les conducteurs ne respectent pas très souvent le message de la route.

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