18 Novembre 2018

Afrique: CAN 2019 - Guinée-Côte d'Ivoire - Ça sent le derby

Un derby Côte d'Ivoire-Guinée ou Guinée-Côte d'Ivoire se vit, il ne se raconte pas. Il déchaine les passions tant sur le terrain que dans les tribunes. Rivalité sous-régionale oblige, quelle que soit la forme du moment de chacune des deux équipes, la bataille a toujours été épique, impitoyable sur l'aire de jeu. Au niveau des clubs, c'est pareil.

L'on a encore en mémoire, les derbies entre le Hafia Fc des Petit Sory, Chérif Souleymane, Papa Camara, Bengaly Sylla, ... et l'Asec d'Abidjan conduit par Laurent Pokou, Jean-Baptiste Akran, Alphonse Yoro, Gaston Adjoukoua... en 1973 et 1976. Des duels au couteau, pathétiques qui ont toujours tourné à l'avantage des Guinéens. Cette équipe du Hafia, triple championne d'Afrique, constituait, à l'époque, l'ossature du Syli national.

Mais, curieusement, ce Syli national si impressionnant par la qualité de son effectif, n'a jamais remporté de trophée africain jusqu'à la retraite de ses monstres sacrés. Contrairement aux Eléphants de Côte d'Ivoire qui, avec des générations différentes, ont été sacrés champions d'Afrique, en 1992 au Sénégal et en 2015 en Guinée-Equatoriale. Pour rappel, lors de la CAN de 2015, la Côte d'Ivoire (championne d'Afrique de cette édition) n'a pas réussi à battre la Guinée (1-1), un de ses adversaires de la phase de poules.

Au contraire, c'est le Syli national (sous la férule du duo Kamano-Naby Laye) qui, dans le cadre la première journée des éliminatoires de la CAN 2019, a surpris les Éléphants (3-2) en juin 2017, à Bouaké. Une pilule que Serge Aurier et ses coéquipiers ont eu du mal à avaler. Ils tiennent à laver cet affront, ce dimanche à Conakry. « Je veux des guerriers ce dimanche sur la pelouse du 28 septembre. Ce n'est pas un match couperet, mais nous mettrons tout en œuvre pour ramener un bon résultat de Conakry », prévient Ibrahim Kamara, le sélectionneur national de la Côte d'Ivoire. Les joueurs, bien qu'ayant grandi loin de cette rivalité sportive légendaire entre les deux voisins savent désormais, à quoi s'en tenir. Ils ont été briefés.

Idem pour les joueurs du Syli national. D'ailleurs, Paul Put, leur entraîneur s'est laissé prendre au jeu. Toutes les séances d'entraînement de son équipe se sont déroulées à huis-clos, au Maroc et à Conakry. « Nous avons besoin de notre public le jour du match pour nous applaudir, mais les joueurs doivent être sereins pour mieux interpréter nos plans de jeu », déclarait l'entraîneur, qui a demandé aux autorités guinéennes de sensibiliser les supporters à l'occasion de ce qu'il appelle « ce grand derby ».

Les Guinéens veulent confirmer leur bonne santé. D'où la mobilisation qu'il y a autour de cette rencontre. Les supporters guinéens qui croient désormais en leur sélection, sont enclins à envahir le Stade du 28 septembre. De même que ceux de la Côte d'Ivoire. Qui s'apprêtent à rallier la capitale guinéenne par convois. Ils sont convaincus que leur équipe nationale est capable de mettre à genou le Syli, sur son stade mythique ; comme elle l'a réussi, il y a quelques années, avec la génération constituée de Drogba, Kader Kéita, Koné Baki, Kolo Habib, Zokora Didier et autres (2-1). Attendons de voir !

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