18 Novembre 2018

Tunisie/Egypte: Une défaite qui ne fait pas rougir

Du coup, tous les motifs pour gonfler à bloc l'équipe nationale égyptienne étaient réunis avant-hier soir à Alexandrie. En plus de tout cela, il y a aussi la rivalité classique entre les deux sélections qui dicte toujours aux joueurs des deux camps de puiser au fond de leurs ressources à chaque rencontre.

Et même si le stade d'Alexandrie n'était pas archicomble comme d'habitude, cela n'a pas empêché la tension d'être à son paroxysme.

Tout cela a donc influé sur la qualité du duel entre les deux sélections dans le cadre de la cinquième et avant-dernière journée de l'étape des poules précédant la phase finale de la CAN prévue initialement au Cameroun au début de l'année 2019, mais qui aura finalement lieu au Maroc ou en Egypte. On le saura dans les prochains jours.

Salah a fait la différence

Tout plaidait donc en faveur d'une tonitruante réaction de la part de l'Egypte qui était renforcée par la participation de ce match de sa star mondiale Mohamed Salah (Liverpool). Et si ce dernier était bien «muselé» lors du match aller il y a environ un an et demi, au tout début de l'ère de Nabil Maâloul, en revanche à Alexandrie il était monsieur cinquante pour cent de l'équipe égyptienne.

C'est lui qui offrit à son équipe la victoire à la toute dernière minute du match. Son but était de toute beauté et l'œuvre d'un joueur d'exception.

Alors que l'on s'acheminait dare-dare vers un score de parité (2-2) qui reflétait la réalité des choses dans ce match équilibré dans lequel les Tunisiens n'ont guère démérité, voilà que Salah s'illustre en vrai maître pour trancher et faire la différence.

Grâce à sa grande maîtrise technique, il se joua de la défense tunisienne avant de tromper Farouk Ben Mustapha d'une superbe pichenette à quelques instants du coup de sifflet final.

Mais avant cet instant clé de ce derby, les débats étaient nivelés, voire avec un léger avantage pour notre sélection qui a manifestement dominé au niveau de l'entrejeu, où Ferjani Sassi a particulièrement brillé. Ce dernier, ainsi que Aymen Ben Mohamed et Naïm Sliti n'ont presque rien lâché. Ils sont arrivés à concilier, à la perfection, le jeu de couverture et de reconversion, tout en étant efficaces au niveau des duels. Cet ascendant s'est rapidement traduit par le premier but tunisien qui fut le fruit d'une action combinée au milieu et illustrée d'une dernière passe judicieuse de Ferjani Sassi à Naïm Sliti qui se déploya magistralement avant de planter le premier but dans les filets de Mohamed Chennaoui (13'). Et avant ce but, Wahbi Khazri a failli ouvrir la marque sur un coup franc tiré sur la transversale.

Dans ce match, la défense égyptienne était prenable, mais le recul des nôtres après le but a donné libre cours à l'attaque locale de prendre les devants et de marquer deux buts grâce à Mahmoud Trezeguet (32') et Baher Mohamedi (60'). Après quoi la Tunisie revint à l'initiative avant d'égaliser sur un deuxième but de Sliti (72'). Les nôtres se sont même offert le luxe de rater le K.-O. à la 83' quand Rami Bedoui, pourtant seul devant le keeper égyptien, rata l'aubaine.

En somme, c'était un bon match qui augure une prometteuse participation à la CAN 2019 surtout que malgré cette première défaite, la Tunisie a préservé son premier rang au groupe «J» grâce au goal-difference devant l'Egypte.

Et avec le retour de tous les absents de marque, Youssef Msakni, Amine Ben Amor, Ali Maâloul et surtout le gardien Moez Hassen, on est en mesure de dire que la Tunisie a de très fortes chances d'être un grand favori de la CAN 2019.

Tunisie

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