Sénégal: Interdiction des activités de Lead Afrique sur le territoire national - Le PDS exige le retrait immédiat de l'arrêté d'Aly Ngouille Ndiaye

Au Sénégal, la société civile a affiché son unité avec le mouvement Y’en a marre, Ici Fadel Barro, lors d’une conférence de presse, et affirmé qu’une médiation avec les autorités était en cours pour apaiser les tensions.
21 Novembre 2018

La décision du gouvernement par arrêté du ministre de l'Intérieur en date du 15 novembre 2017 ordonnant la cessation immédiate des activités de Lead Afrique sur le territoire national n'agrée pas le Parti démocratique sénégalais (Pds).

Aussi, le parti de Me Abdoulaye Wade a-t-il vigoureusement dénoncé la mesure dans un communiqué en date d'hier, dimanche 20 octobre, tout en exigeant son retrait immédiat.

Appréciant la décision du ministère de l'Intérieur interdisant la poursuite des activités de Lead Afrique francophone, une organisation qualifiée de bailleur du mouvement Y en a marre, le Pds dit avoir remarqué que « le régime de Macky Sall déroule depuis longtemps un plan de confiscation des libertés individuelles et collectives et de négation des droits humains par des tentatives répétées de réduire l'espace public d'expression des citoyens et des organisations de la société civile par des menaces, des attaques personnelles contre des leaders d'Ong, des actes d'intimidation et de persécutions à l'encontre des responsables desdites organisations».

Et de poursuivre sa diatribe contre le régime en place : «Dans le même sillage et après avoir neutralisé une bonne partie des médias traditionnels, Macky Sall et son clan tentent le diable en envisageant de s'attaquer à la liberté et aux droits que permettent l'Internet et les réseaux sociaux pour tous les citoyens qui sont sevrés de moyens d'expression ».

Sous ce rapport, le Pds dit mettre en garde le Gouvernement, avant de demander à tous les utilisateurs de Facebook, Twitter, Whatsapp etc.., « de défendre vaillamment leur seul outil de démocratisation de l'information et de la communication sociale ».

Pour le parti de Me Abdoulaye Wade, « Le Sénégal ayant consacré dans sa Constitution les libertés individuelles et collectives, la participation citoyenne à la vie publique, la sauvegarde de l'Etat de Droit, de telles dérives ne sauraient prospérer d'autant que le pays s'achemine insidieusement mais sûrement vers des périodes de tensions exacerbées par la volonté manifeste de Aly Ngouille Ndiaye et ses complices de la Cena de confisquer la volonté populaire et imposer à force de baïonnettes la réélection de Macky Sall ».

Pour autant, le Pds qui se dit toujours « fidèle aux idéaux de promotion et de protection des libertés qui fondent son existence, mais aussi conscient de la nécessité de respecter les cahiers des charges auxquels ont souscrit les Ongs, apporte son soutien à toutes les organisations de la société civile dont l'existence est menacée ».

Dans la foulée, le parti libéral a exigé « le retrait immédiat de l'arrêté du 15 novembre qui annule l'autorisation d'exercer à Lead Afrique Francophone qui, par voie de conséquence, salit l'image du Sénégal connu comme un pays de liberté et d'hospitalité ».

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Plus de: Sud Quotidien

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