23 Novembre 2018

Congo-Kinshasa: Bouchées doubles !

Le peuple congolais a pris rendez-vous avec l'histoire pour le mois prochain. De part et d'autre, tout le monde parle, tout le monde s'agite. Alors que les Evêques ont mis au point les dernières questions d'actualité en RD. Congo, principalement celle concernant la tenue des scrutins, à Nairobi, les deux leaders de l'opposition qui ont piétiné l'Accord de Genève ont scellé un nouveau pacte. Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi se sont retrouvé hier, au Kenya, pour une alliance qui consacre le Président de l'Udps candidat unique de l'opposition. Enfin, il faut avouer que ces "candidatures communes" prêtent un peu à confusion...

Cap pour le Changement est le nom de leur nouvelle plateforme présidée par Fatshi, qui fera de son alter ego le Premier ministre de la République en cas de victoire. Ce scénario était-il prévisible ? En tout cas, cette fois les bases n'ont pas réagi, ou pas encore, contrairement à la décision qui avait fait de Martin Fayulu, lui aussi, candidat commun de l'opposition il y a quelques jours en Suisse. L'unité de l'opposition congolaise tant prônée, hypocritement ou sincèrement, semble ne toujours pas avoir aboutie.

Les différents candidats, prêts, battent campagne. Mais, le côté morcelé des concurrents de Shadary a vendu la peau de l'Ours sans de l'avoir abattu. Certes, ticket gagnant pour Tshisekedi et Kamerhe, mais ticket perdu pour toute l'opposition. Pour les opposants, il n'est vraiment plus question de remporter les élections, à voir le labyrinthe qui se présente. Chacun cherche plutôt à tirer le drap de son côté et pouvoir sortir la tête de l'eau pour les prochaines négociations, l'envisageable transition, ou même la partage du pouvoir tant convoité.

A Genève, à Nairobi ou à Kinshasa, le dernier mot reviendra au peuple congolais qui est appelé à trancher par la voix des urnes, sans tribalisme, ni complaisance, mais de manière responsable.

Entretemps, la "machine à voter" continue d'être au centre des débats et peut-être même après les élections, si elles se tiennent. Pour la CENCO, outre les préoccupations encore vivantes autour de l'insécurité et la décrispation politique, la question sur ce système de vote que la CENI ne veut surseoir en aucun cas peut trouver une alternative acceptable pour éviter le chaos postélectoral. Selon les acolytes du Saint-Père, il est donc nécessaire de rassurer le peuple que cette machine ne sera exclusivement utilisée que pour l'identification des candidats et l'impression des bulletins de vote. Il doit s'en suivre, pour éviter de jeter le discrédit sur les résultats des scrutins, le comptage manuel des voix et l'affichage des procès-verbaux.

Il ne suffit pas que d'implorer la grâce de l'Eternel, mais surtout d'agir pour l'intérêt supérieur de la nation.

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