Sénégal: Les parcs nationaux, "sanctuaires de la biodiversité"

Dakar — Le professeur de biologie végétale Daouda Ngom a souligné lundi à Dakar l'importance des parcs nationaux au Sénégal, les présentant comme des réserves de biosphère et "des sanctuaires de biodiversité", d'où leur rôle dans l'atténuation des effets du climat.

"Au Sénégal, les réserves de biosphère sont d'anciens parcs nationaux. Dans notre pays, les parcs sont les sanctuaires de biodiversité, car c'est au niveau de ces sites que l'on trouve une biodiversité assez riche, autant végétale que la faune sauvage", a fait observer le biologiste.

Le professeur Ngom, enseignant à l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, s'entretenait avec des journalistes, en marge de la première réunion du comité d'orientation de l'Initiative arabo africaine des réserves de biosphère (AABRI).

Les réserves de biosphère "sont des écosystèmes naturels, des puits de carbone contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique", a-t-il expliqué.

"C'est de la végétation qui séquestre le carbone, donc constitue une mesure d'atténuation aux effets du climat", a ajouté le biologiste, selon qui les réserves de biosphère sont souvent situées dans des écosystèmes terrestres côtiers ou marins où l'on essaie de concilier la conservation de la biodiversité avec son utilisation durable par les communautés locales.

Avec cinq réserves de biosphère, dont la première instituée en 1979 à Keur Samba Dia, le Sénégal "est assez bien doté" en la matière, selon le chercheur.

Il y a ensuite le parc national de Niokolokoba, créé en 1981, celle du Delta du Saloum, en 1985, sans compter la biosphère transfrontalière du delta du fleuve entre le Sénégal et la Mauritanie, qui date de 2005.

"Dans ce cas, le noyau central est le parc national du Dioudj au Sénégal et celui de Diawling en Mauritanie", a expliqué Daouda Ngom.

En 2012, a-t-il poursuivi, "nous avons la biosphère du Ferlo qui a été créé pour être des réserves de faune dénommé le Ferlo nord et celui du sud".

Ces sites constituent pour le Sénégal, des réservoirs de biodiversité et des sites d'application du développement durable, si l'on sait que dans une réserve de biosphère, "il y a souvent une spatialisation des fonctions", a-t-il indiqué.

"Les cinq sites du Sénégal constituent en réalité des réservoirs et des sanctuaires de biodiversité que nous devons sauver.

Cela est aussi lié au changement climatique parce que ce sont des sites où des mesures d'atténuation du climat peuvent être appliquées en ce sens que la végétation au niveau de ces réserves séquestre le carbone", a dit le professeur Ngom.

Aussi relève-t-il que ces réserves "contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique".

Selon Daouda Ngom, l'Initiative arabo-africaine des réserves de biosphère permet de mettre ensemble 30 réserves de biosphère de 11 pays arabes regroupés dans un réseau qui regroupe 75 réserves de biosphère africaines relevant de 28 pays.

A l'en croire, cette initiative peut être considérée, d'autre part, comme un observatoire des changements climatiques mais aussi des sites d'application du développement durable

Il a préconisé un réseau d'échanges, de mise en commun des moyens pour aller vers des partenaires pour le compte des biosphères concernées.

Plus de: APS

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