Afrique de l'Ouest: Inclusion financière - La BCEAO évalue sa stratégie régionale lancée en 2016

Photo: BCEAO
Forum de Haut Niveau sur le thème : « Innovations technologiques au service de l’inclusion financière », tenu le mardi 27 novembre 2018 dans le cadre de la Semaine de l’inclusion financière dans l’UEMOA
27 Novembre 2018

L'inclusion financière s'avère palliative à une croissance soutenue et robuste dans l'espace Uemoa. D'où l'option prise par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao), d'initier la semaine nationale de l'inclusion financière qui a été officiellement lancée hier, lundi, à Dakar, et concomitamment dans toutes les Directions régionales des huit pays de cette Union.

Evalué à 55,2% en 2017, contre 14,3%, dix ans en arrière, le taux global d'utilisation des services financiers (Tgusf), communément appelé taux d'inclusion financière est attendu «à 75% dans les 5 prochaines années», s'est fixé comme objectif le gouverneur Tiémoko Meyliet Koné.

Il co-animait hier, lundi 26 novembre, un point de presse avec le président du conseil des ministres statutaire de l'Uemoa, Romuald Wadagni et Xavier Michon, secrétaire exécutif adjoint de United nations capital developpement fund (Uncdf), au siège de la Bceao, dans le cadre de la semaine de l'Inclusion financière de l'Uemoa, initiée par la Banque centrale.

Par taux global d'utilisation des services financiers (Tgusf), il faut entendre le taux d'inclusion financière qui constitue le cumul du taux de bancarisation élargi et le pourcentage de la population adulte titulaire d'un compte dans les établissements de monnaie électronique (Eme).

Cependant, dans l'espace Uemoa, l'accessibilité du prix des services financiers est mesurée d'une part, par le taux d'intérêt réel pratiqué par les banques sur les dépôts de la clientèle, et, d'autre part, par le taux d'intérêt réel des crédits octroyés par les banques.

De cette réalité, entre 2007 et 2017, ces taux sont passés respectivement, de 2,3% et 5,3% à 4,4% et 6,1% ; traduisant une évolution contrastée des conditions de banque.

De l'analyse de ces indicateurs, il ressort que le secteur de la microfinance et les services financiers via la téléphonie mobile contribuent fortement au relèvement du taux d'inclusion financière dans l'Union, au cours de la dernière décennie.

Ce qui permet d'entrevoir les efforts restant à fournir pour améliorer l'accès et l'utilisation effectifs des produits et services par les populations, où une frange importante demeure encore exclue des services financiers de base, tels que l'épargne, le crédit et l'assurance.

D'où la pertinence de la toute première édition de la semaine de l'inclusion financière ouverte du 26 courant au 1er décembre 2018, concomitamment dans les huit Directions nationales de l'Uemoa.

Occasion saisie par la Bceao de recueillir les avis des experts en la matière (inclusion financière), à savoir des conseils techniques des ministères en charge des finances, des banques, des systèmes financiers décentralisés (Sfd), des établissements de monnaie électronique (Eme), des services postaux, des intermédiaires en opérations de banque, des régulateurs de télécommunications, des fintech, du Gim-Uemoa, des institutions partenaires, et d'organismes internationaux.

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