28 Novembre 2018

Maroc: Le président Ali quitte Ryad pour Rabat, au Maroc ce mercredi

Libreville — Le président Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre à l'hôpital du Roi Fayçal de Ryad, en Arabie Saoudite, va poursuivre sa convalescence à Rabat, au Maroc, a annoncé ce mercredi le gouvernement via un communiqué.

« C'est dans ce pays ami qu'il a choisi de poursuivre sa convalescence et son repos. Le gouvernement gabonais remercie le Roi Mohammed VI et le peuple frère du Maroc d'avoir bien voulu accepter d'accueillir le président Ali Bongo Ondimba », poursuit le communiqué signé du ministre de la Communication, Guy Bertrand Mapangou.

En effet, le chef de l'Etat gabonais avait été hospitalisé un peu plus d'un mois à Ryad quelques jours après sa participation au XVIIe sommet de la Francophonie à Erevan, en Arménie. Etrangement, c'est la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, qui mardi, a publié la première l'information sur le départ de Ryad de son époux sur sa page facebook.

« ('... ). Ce transfert d'Arabie Saoudite vers le Maroc a été rendu possible grâce à la rapide amélioration de l'état de santé du président qui vous remercie pour vos très nombreux témoignages d'affection et de soutien. Son Excellence le président de la République, le chef de l'Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, mon époux, compte mettre à profit cette brève période de convalescence pour recouvrer ses pleines capacités physiques, ainsi que pour travailler sur les dossiers les plus prioritaires pour notre pays, le Gabon (... ) ».

Au Gabon, la presse locale, notamment privée, enrichie par des informations incohérentes disséminées sur les réseaux sociaux, a profité de la faible réactivité du gouvernement gabonais qui tardait ou plutôt ne désirait pas communiquer sur la santé du chef de l'Etat, pour se faire des choux gras.

« Erreur gouvernementale ! », s'exclamèrent les partis politiques de l'opposition suivies des réactions de la société civile puis de celles des partis de la majorité, proches du Parti démocratique gabonais (PDG-au pouvoir).

Ces derniers avaient envisagé le pire et avaient sommé le gouvernement à publier régulièrement un bulletin de santé du numéro un gabonais comme cela se fait dans les autres pays.

Poussée par le doute d'une transition que souhaitaient le plus grand nombre avec la prestation de serment de la Présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson, comme le stipule la Constitution en son article 13, la Cour Constitutionnelle ne s'est pas pressée de constater la vacance du pouvoir ou précisément de « dire si le chef de l'Etat gabonais disposait encore de toutes ses capacités pour diriger le pays.

La présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, belle mère du président, a été critiquée par le monde politique gabonais de toute part l'accusant de vouloir préserver les intérêts du clan Bongo.

Sous la pression, elle a , unilatéralement réaménagé un passage de la Constitution pour permettre au Vice-Président de président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, de présider un Conseil des ministres le 16 novembre dernier, alors que cette alternative ne serait pas prévue dans la Constitution gabonaise.

C'est pourtant le rôle des députés et des sénateurs de voter les lois qui sont par la suite promulguées par le président de la République ou encore par Référendum que la Constitution devrait être modifiée, ont rappelé plusieurs leaders de partis politiques issus de l'opposition, inquiets sur la tournure prise par les évènements.

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