Gabon: Convalescence d'Ali Bongo - Le doute et encore le doute chez les Gabonais

28 Novembre 2018

Désormais en convalescence au Maroc, Ali Bongo Ondimba se porterait mieux. Mais au sein de sa population, le doute sur son retour au pouvoir persiste. De nombreux gabonais réclament des preuves de la bonne santé du chef de l'Etat.

Un mois après la disparition d'Ali Bongo des écrans, la communication autour de son état de santé demeure opaque. Certes, son épouse Sylvia Bongo a confié, à travers Facebook, que son mari quitte l'Arabie-Saoudite ce mercredi 28 novembre pour le Maroc, une nouvelle soutenue par une soudaine et rapide réaction du gouvernement à travers son ministre de la communication et porte-parole, Guy Bertrand Mapangou. Mais cela ne semble toujours pas rassurer au sein de la population. Jusqu'à présent, aucun communiqué officiel ne définit clairement le mal dont souffre le patient, ni la durée de sa convalescence et encore moins les raisons justifiant cette convalescence hors de son pays.

Le Premier ministre et son équipe semble avoir les mêmes sources d'information que la population, à savoir les réseaux sociaux et la presse étrangère. Comment expliquer cette prompte réaction de Guy Bertrand Mapangou sur RFI, après que l'annonce de la première dame ait fait le tour des réseaux sociaux ? Certains journaux anglophones avaient même annoncé le décès d'Ali Bongo sans que le gouvernement gabonais ne réagisse. Lire l'article du site The African Daily : http://afrikan-daily.com/breaking-newsgabonpresidentalibongodies/fbclid=IwAR1x3oVJEnE8QrqWRgA6WOeSOS5Tm_miLLbeBWq-H-UcxXq9HD2FhQ3KIO8.

« D'ailleurs, selon une source au palais, Ali Bongo a demandé au Secrétaire général de la présidence, à son Directeur de cabinet, son Chef de protocole et au Porte-parole de la présidence de le retrouver rapidement à Rabat pour travailler sur les dossiers urgents » affirme la station radio française RFI. Une annonce qui exclue le Chef du gouvernement, Emmanuel Issozé Ngondet, qui avait pourtant saisi la Cour constitutionnel à cause des "dossiers brûlants" à évacuer.

Diriger le Gabon depuis l'étranger n'est pas bien perçu par tous : « Notre pays ne sera pas et ne devra pas être gouverné à partir du Maroc par une entité qui n'est plus. Qui donne le droit à sylvia Bongo Ondimba de décréter ce qu'elle vient d'écrire aujourd'hui. Respectez le Gabon et son peuple en commençant par dire la vérité », écrit Franck Jocktane, un activiste des réseaux sociaux. « Ali Bongo va tellement bien, qu'on n'a pas le droit de le voir ou de l'entendre ? », interroge un autre internaute, face à la réponse hésitante du gouvernement : « Peut-être que dans deux, trois, quatre jours, dans une semaine, vous verrez les images du président. Vous verrez bien le président de la République qui a retrouvé ses automatismes habituels », a dit Guy Bertrand Mapangou.

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