1 Décembre 2018

Maroc: Fondation Mohammed VI - 3.149 bacheliers ont décroché la bourse "Istihqaq"

Il était environ 15 heures, jeudi après-midi, lorsque le club Narjiss fut investi par plusieurs enseignants et leurs enfants.

Au programme, dans cet espace de détente qui leur est dédié, situé à Hay Ryad, un quartier emblématique de la capitale, une cérémonie en l'honneur des meilleurs bacheliers parmi les enfants d'adhérents, ayant décroché la bourse "Istihqaq".

Organisé par la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l'éducation-formation, l'évènement en question est une manière de récompenser le travail acharné qui a mené à l'excellence une partie des 3.149 étudiants ayant décroché ladite bourse.

Parmi eux, se trouvait sur les lieux, Bennani Younes, un nouveau bachelier en sciences et technologies mécaniques, pour qui l'excellence n'est pas une option, et la bourse "Istihqaq", pas une motivation. «Pendant mes préparatifs pour le baccalauréat, l'opportunité de bénéficier d'une bourse ne m'a jamais vraiment traversé l'esprit. Ma motivation première tenait dans ma volonté de décrocher une grande école, à la hauteur de mes ambitions», nous a-t-il indiqué, avant d'avouer que ses parents ne lui ont que vaguement miroité cette bourse comme récompense. «Ils n'ont certainement pas voulu me mettre une pression supplémentaire. D'autant plus qu'ils ont confiance en ma capacité à exceller». Et de révéler :«La seule personne qui m'en a parlé en longueur, c'est mon frère, à quelques semaines du début des examens du baccalauréat. Et là, je lui ai promis que j'allais la décrocher».

Créée en 2003, la bourse "Istihqaq" a vu le nombre de bénéficiaires grimper en flèche pour passer à plus de 3000, alors qu'ils n'étaient que 500 étudiants à en profiter lors de sa création. Présent lors de la cérémonie, Khalid Samadi, secrétaire d'Etat chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique a expliqué que l'augmentation du nombre de bénéficiaires de la bourse "Istihqaq", qu'il a décrite comme étant une vision globale du ministère de l'Education nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ayant pour but d'encourager l'excellence et le mérite dans les différentes branches et filières (licence, master et doctorat), est principalement due au fait que « le budget général des bourses prévu par la loi de Finances 2018 a été revu à la hausse pour atteindre 1,8 MMDH, ayant ainsi un impact positif sur le nombre total des bourses octroyées, qui s'est élevé à 70.000 nouvelles bourses en deux ans, dont 52.000 destinées aux étudiants de l'enseignement supérieur ». En sus un second élément est à l'origine de cette augmentation, à savoir l'abaissement du seuil d'exigence, puisque désormais une mention "très bien" suffit pour être éligible à l'obtention de cette bourse. Bien qu'elle soit destinée à «encourager les brillants élèves et à reconnaître leur efforts depuis 2003, et qu'elle ambitionne de promouvoir la culture de la reconnaissance et du mérite et valoriser l'effort consenti et la persévérance des bacheliers et bachelières méritants» comme l'a rappelé encore une fois le secrétaire général de la Fondation, Abdellatif El Abdellaoui, la baisse en termes d'exigence trouve également écho dans la poursuite d'un objectif, à savoir «la promotion des valeurs de compétition loyale, d'initiative et de réussite parmi les étudiants».

Concrètement, d'après le communiqué de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l'éducation-formation, chacun des 3149 lauréats recevra 30.000 DH en 6 versements sur trois ans, à raison de deux versements par année universitaire. L'octroi de la bourse est conditionné par la réussite tout au long des trois premières années d'études supérieures.

Il est aussi à noter que le Conseil de la Fondation a décidé d'ouvrir le champ d'inscription des boursiers aux établissements universitaires privés reconnus par l'Etat au lieu des établissements publics uniquement, quand bien même 92% des boursiers ont opté pour des établissements universitaires publics.

Toujours selon le communiqué, et à l'instar de chaque année, les classes préparatoires et les facultés de médecine et de pharmacie ont accueilli presque la moitié des lauréats d'Istihqaq (48%). Plus en détail, les filles sont majoritaires car elles représentent cette année 63% des bénéficiaires. S'agissant de la répartition par branche d'études au baccalauréat, 68% des élèves ont obtenu un baccalauréat en sciences expérimentales. Au niveau régional, c'est la région de Casablanca-Settat qui concentre le plus grand nombre de bénéficiaires avec 584 boursiers.

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