30 Novembre 2018

Burkina Faso: Discours de Macron à Ouagadougou - Un an après, quelles avancées?

Où en est la nouvelle relation entre la France et l'Afrique, annoncée par Emmanuel Macron il y a un an au Burkina Faso ? RFI a posé la question aux membres du Conseil présidentiel pour l'Afrique, une structure qui est notamment chargée du suivi de la mise en uvre de ces promesses.

Il y a un an, le président français prononçait à Ouagadougou un discours sur la nouvelle relation qu'il comptait mettre en oeuvre entre la France et le continent. A cette occasion, Emmanuel Macron avait formulé toute une série d'engagements : restitution du patrimoine africain à l'Afrique, augmentation de l'aide publique au développement, priorité donnée à l'éducation... Où en est-on aujourd'hui ?

L'un des engagements sur lequel l'exécutif a le plus avancé depuis un an, c'est la restitution des oeuvres d'art à l'Afrique. La semaine dernière, l'Elysée annonçait que 26 oeuvres seraient restituées sans tarder au Bénin.

Un geste positif aux yeux de l'ancien footballeur Jean-Marc Adjoviboco : « Même si d'aucuns pensent que ce n'est pas la chose la plus importante, dans l'imaginaire des gens, se réapproprier son patrimoine, je pense que c'est quelque chose d'important. Et c'est aussi, dans la relation avec le continent africain, la volonté de revenir à quelque chose d'équilibré. »

Autres avancées : le programme de la saison des cultures africaines en France programmé pour 2020 a été présenté cet été.

Sur les questions de mobilité, les choses ont également bougé, assure la réalisatrice Elisabeth Gomis. « Sur les visas, sur les passeports talents, la circulation des artistes, des entrepreneurs ».

Les étudiants diplômés en France peuvent eux depuis le printemps dernier bénéficier de visas de circulation de 90 jours sur une période de six mois. Une mesure qui n'a toutefois pas atténué la grogne des membres du CPA au sujet de l'augmentation très nette des frais d'inscription à l'université pour les étudiants africains.

« C'est un sujet qui a été très mal perçu, mal compris, parce qu'il est en réalité contradictoire avec la volonté d'attirer davantage d'étudiants africains.

C'est un sujet sur lequel on sera prêt à faire des recommandations concrètes au président de la République dans les semaines qui viennent pour pouvoir atténuer cette mesure et faire en sorte que les étudiants fassent encore le choix de la France », explique Diane Binder, directrice adjointe du développement international du groupe Suez.

Une note écrite par les membres du CPA sera ainsi prochainement remise à Emmanuel Macron.

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