Burundi: Mandats d'arrêt contre Buyoya - L'UA demande au Burundi de calmer le jeu

Photo: Iwacu
Mr Pierre Buyoya, dirige le pays à deux reprises : de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003.

Dans une déclaration, le président de la Commission de l'Union africaine demande à Bujumbura d'éviter de prendre des mesures qui pourraient compliquer le règlement du conflit. La déclaration de Moussa Faki Mahamat intervient au lendemain de la décision du procureur général du Burundi de lancer un mandat d'arrêt contre l'ancien président Pierre Buyoya.

Le président de la Commission de l'UA presse Bujumbura de ne rien faire pour compliquer une crise qui l'est déjà bien assez. Dans une déclaration, Moussa Faki Mahamat demande à « l'ensemble des acteurs concernés », autrement dit aux autorités burundaises, de s'abstenir de prendre des mesures, y compris « judiciaires », de nature à compliquer la recherche d'une solution à la crise. Il n'a pas besoin de mentionner les mandats d'arrêt internationaux que Bujumbura vient de lancer contre l'ex-président Pierre Buyoya pour son présumé rôle dans la mort de l'ex-président, Melchior Ndadaye. L'allusion est transparente.

En clair : l'Union africaine demande au président Pierre Nkurunziza de calmer le jeu et d'assister, fin décembre, au prochain sommet régional sur le Burundi.

Mais la déclaration du président de la Commission a du mal à passer à Bujumbura. Si le porte-parole du gouvernement, Prosper Ntahorwamiye, a refusé de s'exprimer sur RFI, l'ambassadeur du Burundi aux Nations unies a réagi de façon cinglante sur les réseaux sociaux. Dans un tweet adressé à Moussa Faki Mahamat, l'ambassadeur Albert Shingiro prie « certains acteurs de la communauté internationale de ne pas infantiliser le Burundi en s'ingérant dans ses affaires politiques ».

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