2 Décembre 2018

Togo: Bawara respecte le choix de la C14 mais formule des avertissements

Il est alternativement ministre de la Fonction publique, porte-parole du gouvernement mais aussi cadre du parti au pouvoir UNIR. Gilbert Bawara reçu hier Samedi 1er Décembre 2018, dans l'émission "Le Monde en 7" de nos confrères de New world Info, n'a pas occulté les derniers développements de l'actualité nationale et surtout celle des législatives qui ont lieu le 20 Décembre prochain au Togo, sauf avis contraire de la CEDEAO.

Face à une opposition qui ne sent pas vraiment les effets du dialogue sous la facilitation de la CEDEAO et qui est retournée dans la rue nourissant l'espérance de barrer ainsi la voie au processus électoral en cours, faire faire les réformes constitutionnelles, faire libérer les détenus politiques, l'ancien ministre de l'Administration et bras droit du Chef de l'Etat, Faure Gnassingbé est catégorique, "Mardi, la campagne commence, et le scrutin aura lieu le 20 décembre. Je ne vois pas de raison de vous dire le contraire". Ceci, avant de poursuivre qu' " en démocratie, il faut savoir respecter les droits et les libertés des uns et des autres notamment les droits et libertés des partis politiques de décider ou non de participer à des scrutins électoraux".

En tout cas tout choix politique ayant son ou ses conséquences, Gilbert Bawara avertit : "Si pour certains, le boycott aiderait à préserver toutes les chances pour les échéances futures que certains considèrent comme majeures, c'est leur droit. Mais tout le monde sait aussi quelle sera la conséquence de la non-participation aux législatives. En n'étant pas dans l'opposition parlementaire, on ne fait pas partie automatiquement de la CENI".

Évoquant par la même occasion la question des réformes politiques, le membre du gouvernement Klassou croit savoir que jamais, "la feuille de route n'a dit qu'il faut faire les réformes avant les élections législatives" et que la CEDEAO, savait tout en n'excluant pas la possibilité d'un référendum pour acter ccces réformes en cas d'échec de celle parlementaire, que celle-ci pouvait ne pas se faire au même moment que les législatives.

Et sur les tiraillements autour de la proposition de l'avant-projet d'Alioune Badara Fall, M. Bawara a son avis. "La désignation d'un expert constitutionnaliste n'a pas été prévue par la feuille de route de la CEDEAO, explique Gilbert Bawara. C'est la Commission de la CEDEAO qui exécute généralement les recommandations de la Conférence des chefs d'État et de Gouvernement, qui a décidé à titre d'appui technique et d'accompagnement du gouvernement et des acteurs politiques de commettre un expert pour nous proposer un texte. Et même lorsqu'un État signe une convention, le gouvernement a la latitude d'apporter des amendements avant la ratification par les députés qui gardent eux aussi leur liberté d'amendement", indiquait-il hier Samedi.

Pour ceux qui y croient toujours en un nouveau 19 Août 2017 pour faire acte leurs revendications politiques, il se veut impertubable : "Je le répète, il n'y aura pas un nouveau 19 août au Togo".

Il donne enfin rendez-vous à tous le 22 Décembre 2018, soit deux jours après les législatives pour avoir l'avis de la Cedeao. "Le 22 décembre, il y aura le Sommet des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO. La Conférence appréciera le comportement et l'attitude des uns et des autres, les actes et les mesures qui ont été engagés dans le sens du respect de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO", conluait-il hier ses propos.

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