4 Décembre 2018

Congo-Brazzaville: Processus électoral - Néhémie Mwilanya met en garde les perturbateurs

Au cours d'une conférence de presse qu'il a animée le 3 décembre à Kinshasa, sur l'évaluation du processus en cours, le coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), entouré d'autres membres du comité stratégique de cette plate-forme électorale, n'est pas allé par le dos de la cuillère pour attirer l'attention de tous ceux qui veulent torpiller les élections du 23 décembre.

Devant la presse, le Pr Néhémie Mwilanya a exprimé l'indignation du FCC face aux agissements de certains acteurs politiques qui ont choisi de travailler contre le processus électoral avec, à la clé, une démarche visant à anéantir les efforts de toute une nation qui veut s'autodéterminer le 23 décembre.

Le candidat de la plate-forme Lamuka à la présidentielle, a dit le coordonnateur du FCC, fait l'apologie de la violence, rejetant la machine à voter et appelant ses militants à empêcher la tenue des élections. Pour le Pr Néhémie Mwilanya, cela est extrêmement grave. « C'est un déni de démocratie. En démocratie, on doit s'abstenir des appels à la violence... », a-t-il insisté, indiquant : « Le processus électoral est porté par le peuple qui ne veut que des élections et le chef de l'État, Joseph Kabila, l'autorité morale du FCC, tient à ce que ces élections soient un moment de fête de la démocratie et plus rien ne devra s'opposer au rendez-vous du 23 décembre... ». Le dirigeant du FCC a renchéri que s'il y a de l'irresponsabilité dans les discours des hommes politiques, son camp est dans l'obligation de les freiner. « Politiquement, le FCC a pris une résolution grave de considérer d'abord le Congo, ensuite le Congo et enfin le Congo. C'est plus que ce que nous sommes. C'est ce qui a été, ce qu'il y a et ce qu'il y aura. C'est l'héritage reçu, c'est l'héritage à léguer. Nous ne pouvons pas accepter des personnes qui ont reçu mission depuis Genève d'empêcher la tenue de l'élection... », a-t-il martelé.

Pour sa part, Henri Mova, un autre cadre du FCC, a soutenu que le candidat de Lamuka serait en mission commandée visant à perturber le bon déroulement du processus électoral en cours. « ... si les commanditaires du plan plus global qui ont financé ces différentes rencontres ont trouvé un cheval de Troie qu'ils veulent insérer comme un virus dans le processus... Il faut leur dire que la mèche est trop grosse. Et nous allons donc empêcher que les empêcheurs de la tenue des élections ne puissent sévir », a-t-il déclaré, assurant que tout le peuple est avisé et l'État veille au grain. Le FCC a laissé entendre que sa machine politique est suffisamment rodée pour comprendre que ces acteurs n'étaient pas tout simplement prêts à aller aux élections et veulent boycotter les élections sans en donner l'impression, faisant croire qu'ils sont déterminer à affronter les urnes.

Appel de Néhémie à la population congolaise

Tout en félicitant le peuple congolais qui a porté à bras le corps le processus électoral depuis l'enrôlement, le Pr Néhemie Mwilanya l'appelle à soutenir le candidat président FCC. « J'invite la population à accorder son suffrage à tous les candidats du FCC aux législatives nationales et provinciales, pour donner une majorité confortable à son candidat président une fois élu. Nous appelons notre population, nos électeurs qui sont dans les autres blocs géographiques, notamment le bloc Équateur, à adhérer massivement au programme de notre candidat n°13 à l'élection présidentielle, le camarade Emmanuel Ramazani Shadary », a-t-il lancé.

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