5 Décembre 2018

Sénégal: Affaire des faux médicaments de «Touba Belel» - Bara Sylla et Amadou Woury Diallo écopent de 7 et 5 ans de prison ferme

L'affaire des médicaments illicites à Touba Belel portée au tribunal de grande instance de Diourbel a connu son épilogue hier, mardi 4 décembre. Bara Sylla et Amadou Woury Diallo ont été condamnés respectivement à 7 et 5 ans de prison ferme avec une amende de 200 millions à payer à l'ordre des pharmaciens du Sénégal.

Le verdict est tombé sur l'affaire des faux médicaments confisqués à Touba Belel dans la localité de Touba en 2017. Le Tribunal de Grande Instance de Diourbel, a condamné Bara Sylla et Amadou Woury Diallo respectivement à 7 et 5 ans de prison ferme.

Ces derniers poursuivis pour les chefs d'accusations d'association de malfaiteurs, contrebande, exercice illégal de la profession de pharmacien et complicité d'exercice, devront en plus de leur peine, verser à l'Ordre des pharmaciens du Sénégal ainsi qu'au syndicat de la même corporation une amende de 200 millions F CFA.

Le Tribunal de Grande Instance de Diourbel a aussi confisqué les deux véhicules qui transportaient les médicaments d'une valeur de plus d'un milliard de nos francs.

Une nouvelle qui réjouit le ministère de la Santé qui considère cette sentence comme une victoire dans la lutte contre les faux médicaments. «Ceci témoigne encore de notre volonté de lutter contre le trafic de médicaments mais aussi contre ces contrefaits», a déclaré le ministre de la santé Abdoulaye Diouf Sarr.

Et de renseigner : «nous avons le devoir de protéger la population et nous allons tout faire pour traquer les personnes qui s'adonnent à ce métier».

Pour ce qui concernent les médicaments saisis, les acteurs de la santé ont renseigné, qu'ils seront détruire afin d'éviter qu'ils entrent dans le circuit. Du coté des professionnels du médicament, le verdict reste une victoire dans la lutte.

Cependant, le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens ainsi que le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal qui s'étaient constitué partie civile dans cette l'affaire de la saisie de médicaments appelée «Touba Belel», le 11 novembre dernier, demande à l'Etat de criminaliser le trafic et la fabrique de contre façon des médicaments.

«Nous faisons le plaidoyer pour la ratification sans délai de la convention médicrime qui oblige les Etats signataires à ériger en infraction pénale la fabrication et le trafic de médicaments contrefaits», soutient l'ordre des pharmaciens lors de son dernier point de presse à Dakar le 11 mai dernier sur les faux médicaments saisis.

Il faut souligner que la localité de Touba est considérée comme la plaque tournante du trafic de médicaments avec ses nombreux dépôts.

Ainsi, avant l'affaire Touba Belel, il y avait l'affaire «Darou Mousty» où des médicaments saisis avaient été restitués à leurs propriétaires. Des procédés qui ont amené les professionnels du médicament à dire non à la vente illicite de médicaments qui entrave la profession de pharmacien.

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