5 Décembre 2018

Congo-Brazzaville: Infrastructures scolaires - L'école primaire Jean-Félix-Tchicaya bientôt dans une peau neuve

Bâtiments délabrés, manque d'électricité et de mur de clôture adéquat, l'établissement, situé en plein centre-ville de Pointe-Noire, donne de la peine à voir. La société Eni-Congo, dans sa politique sociétale, a décidé de le réhabiliter afin de favoriser l'accès des élèves à un éducation de qualité.

La réhabilitation de l'école Jean-Félix-Tchicaya porte sur les travaux de peinture, la construction d'une salle multimédia, la réfection des toitures et des toilettes pour élèves et enseignants et l'électrification des salles de classe. Les travaux sont exécutés par la société Paloma service pour une durée de près d'un mois.

Cet acte qui vise à améliorer les conditions de travail et d'apprentissage des responsables scolaires et des élèves est posé par la société Eni-Congo. Il s'agit là en fait d'un acte de soutien qui va permettre aux élèves d'étudier dans un environnement sain.

Le directeur, Roland Matomene-Koubikana, a remercié la société Eni Congo pour avoir pensé à son école. « Un véritable merci à Eni-Congo. Quand les conditions sont bonnes, les enfants aussi apprennent bien. Nous avons une grande maison au centre de la cour et nous souhaitons qu'elle soit détruite parce qu'elle est dans un état de délabrement avancé et est devenue un fumoir pour les petits délinquants », a-t-il dit.

Pour l'histoire, l'école Jean-Félix-Tchicaya, autrefois appelée Ecole de Losange , a été créée en 1930 par le père Losange. À cette époque, seuls les enfants des expatriés blancs étaient censés bénéficier de ses enseignements. Deux ans après l'indépendance du pays et par décret présidentiel, cette école changea de nom et devint l'école Jean-Félix-Tchicaya. Et un Africain fut placé à sa tête, Paul Ntonga. Depuis lors, elle reçoit tous les élèves sans distinction aucune. Aujourd'hui, cette école compte six salles de classe pour un effectif global de deux cent neuf élèves. Avec une seule vague, elle ne fonctionne que la matinée à partir de 7 h jusqu'à 12 h.

Elle est présentement dans un état piteux avec des latrines qui laissent à désirer et son mur de clôture jusqu'à lors inachevé. « Les gens rentrent et sortent comme ils veulent. Et la nuit, Ils viennent déféquer dans les salles de classe. On a, par exemple, retrouvé dans une salle mise hors service près d'une quarantaine de préservatifs utilisés », s'est plaint Roland Matomene-Koubikana.

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