6 Décembre 2018

Sénégal: Yoff ou Leona Niasséne, jeudi ou vendredi - Divergences autour d'une inhumation

La grande foule qui était venue hier, mercredi 5 décembre, assister à la levée du corps du PDG du Groupe Walfadjri, Sidy Lamine Niasse, décédé avant-hier mardi, a fini par rebrousser chemin. Pour cause, la levée du corps n'a pas finalement eu lieu en raison d'une «controverse» autour du lieu d'inhumation.

Alors que son fils ainé Cheikh Tidiane Niasse a annoncé que la levée du corps va se tenir ce jeudi matin, suivie de l'enterrement à au cimetière musulman de Yoff, son oncle, Ahmet Khalifa Niasse, le grand-frère de Sidy Lamine persiste que le défunt sera inhumé vendredi à Léona Niassène, à Kaolack.

CHEIKH TIDIANE NIASSE, FILS DE SIDY LAMINE : «On ne va pas renoncer à la décision de mon père d'être inhumé à Yoff»

Décédé avant-hier mardi des suites d'un malaise à l'hôpital Principal de Dakar, le PDG du Groupe Walfadjri, Sidy Lamine Niasse, va être inhumé aujourd'hui jeudi au cimetière musulman de Yoff. C'est ce qu'a fait savoir son fils, Cheikh Niasse.

«Compte tenu des circonstances, la levée du corps ne pourra pas se tenir aujourd'hui (ndlr, hier). On a décidé de la reporter jusqu'à demain (aujourd'hui, ndlr) à 10h, suivie de l'enterrement à Yoff», confie le fils du défunt.

Même si certains membres de la famille du défunt et des fidèles souhaitent voir Sidy Lamine Niasse reposer à Kaolack, Cheikh Tidiane Niasse reste catégorique.

«On ne va pas renoncer à la décision de mon père d'être inhumé à Yoff. Il ne mérite pas la trahison de sa dernière volonté, on va la respecter», a-t-il dit. (Voir par ailleurs)

Initialement prévue hier, mercredi 5 décembre, la levée du corps du défunt n'a pas finalement eu lieu. Certains parlent de divergences sur le lieu d'inhumation. Quoi qu'il en soit, la morgue de l'hôpital Principal a refusé du monde hier.

Personne ne voulait se faire raconter l'évènement. Parents, amis, proches, collaborateurs ou talibés étaient tous venus accompagner Sidy Lamine Niasse à sa dernière demeure.

«Sidy Lamine ne sera pas enterré à Yoff, mais à Kaolack. Même si on l'inhume à Yoff, on a des pouvoirs mystiques pour exhumer le corps», scandaient des fidèles, les mains en haut.

Ils opposaient ainsi leur niet à l'inhumation du défunt à Yoff. «C'est Baye Niasse, notre guide religieux, toute sa famille repose à Kaolack», confie un jeune, justifiant ainsi leur souhait.

«Si on enterre Sidy Lamine à Dakar, 10 ans ou 20 ans après, où est ce qu'on va lui faire des prières (Ziar) ?», s'interroge cet homme. Dans la ferveur des Zikr des Niassènes, les fidèles saluaient le travail du défunt. «Sidy Lamine, on vous remercie et on ne cesserait de prier pour le repos de votre âme», disent-ils.

L'attente a été donc longue hier à la morgue de l'hôpital Principal de Dakar, la bousculade énorme et les supputations sur le lieu d'enterrement allaient bon train.

Au finish, c'est une trentaine de gendarmes qui sont venus pour rétablir l'ordre. Finalement, la décision tombe: la cérémonie de levée du corps va se tenir ce jeudi matin, suivie de l'enterrement à Yoff. Aussitôt, la morgue commence à se vider.

Le porte-parole du Khalife général des Tidianes, Serigne Pape Malick Sy, Oustaz Alioune Sall, l'ancien ministre Ousmane Ngom, Aïda Mbodj, la famille de la presse, Me El Hadj Diouf, l'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, Me Doudou Ndoye, bref plusieurs personnalités qui étaient venues partager leur compassion avec la famille du défunt désertent les lieux.

Sidy Lamine Niasse est décédé avant-hier mardi à l'hôpital Principal des suites d'un malaise cardiaque. Il reposera à Yoff, sauf changement de dernière minute.

AHMED KHALIFA NIASSE, GRAND-FRERE DE SIDY LAMINE : «L'inhumation de mon frère se fera vendredi après la Grande prière à Léona Niassène»

«L'inhumation de mon frère se fera vendredi après la Grande prière à Léona Niassène. Il sera inhumé notamment dans le mausolée du défunt Khalife de la communauté niassène de Léona, El Hadji Ibrahima Niasse.»

C'est Ahmed Khalifa Niasse, grand-frère du PDG du Groupe Walfadjri qui donne ainsi une date et lieu d'inhumation de Sidy Lamine Niasse différents de ceux annoncés par son fils ainé Cheikh Tidiane Niasse un peu plus tôt dans l'après-midi d'hier, lors de la levée du corps repoussée de son défunt père.

Dans un entretien téléphonique avec l'APS, interrogé au sujet des divergences sur le lieu de l'enterrement du défunt, Ahmed Khalifa Niasse a déclaré: «Celui qui a voix en la matière, c'est ma personne. J'ai pris la décision, après avoir pris langue avec ses enfants et proches. Eux-mêmes ont des avis divergents sur la question».

Et d'ajouter: «C'était à moi de prendre cette décision, je l'ai prise», a insisté Ahmed Khalifa Niasse qui prévoyait d'organiser dans la soirée une conférence de presse à son domicile.

La levée du corps du défunt président directeur général (PDG) du Groupe Walfadjri, initialement prévue hier mercredi, à 15 heures, à l'hôpital Principal, a été finalement reportée en raison de divergences sur le lieu de son inhumation.

Se prévalant de la volonté du défunt, son fils aîné, Cheikh Tidiane Niasse avait dit que Sidy Lamine Niasse serait enterré au cimetière musulman de Yoff, à Dakar, alors qu'une partie de ses disciples et le Khalife de la communauté Niassène de Léona souhaiteraient l'inhumer à Kaolack. Le PDG du Groupe Walfadjri est décédé mardi à l'âge de 68 ans à Dakar.

CHEIKH TIDIANE NIASSE S'EXPLIQUE

Cheikh Tidiane Niasse, le fils ainé de Sidy Lamine, PDG du Groupe Walfadjri, rappelé à Dieu avant-hier mardi à Dakar à l'âge de 68 ans, s'est expliqué sur le choix de la famille d'inhumer son père à Yoff.

En marge de la cérémonie de levée du corps prévu hier mercredi à 15 heures avant d'être reportée, Cheikh Niasse a relevé que la famille se conforme ainsi aux dernière volontés de son père.

«Les dernières volontés de mon père étaient d'être inhumé dans la simplicité à Yoff. Nous discutions longuement ces derniers temps sur le sujet. Il faut que nous respections sa dernière volonté. Il a exprimé cette volonté dans ses derniers jours.

Mon père est né à Kaolack mais il s'est réalisé à Dakar. Si aujourd'hui, il est inhumé à Dakar, c'est comme s'il était à Kaolack, à Touba ou même à Tivaouane, qu'il aimait beaucoup. Il voulait avoir une dimension nationale et même internationale c'est pourquoi il souhaitait être inhumé à Yoff.

Aujourd'hui, c'est son jour. Donc, il faut que nous lui accordions cette dernière faveur. Je comprends la demande des fidèles, mais c'est un choix voulu par mon père.

Ses enfants et ses femmes sont unanimes à prendre cette décision. Mon père n'accordait aucune importation à l'enveloppe charnelle. Le plus important pour lui était l'âme. Cela fait plus de 24 heures qu'il est décédé. Je pense qu'il est temps que nous le laissions partir en paix.»

ABDOULAYE BALDE, MINISTRE DE LA COMMUNICATION, DES TELECOMMUNICATIONS, DES POSTES ET DE L'ÉCONOMIE NUMERIQUE : «J'invite à l'engagement de tous pour la pérennisation de l'immense héritage qu'est le groupe Walfadjri»

«C'est avec une grande tristesse que j'ai appris la disparition du PDG du Groupe Walfadjri, Monsieur Sidy Lamine Niasse, parti sur la pointe des pieds. La perte est inestimable pour la communauté des acteurs de la presse et pour tout le Sénégal. Monsieur Niasse a marqué l'histoire de la presse Sénégalaise.

Il a beaucoup contribué à l'encrage du pluralisme médiatique et à la consolidation de la démocratie dans notre pays. Depuis le début des années 80, il a été de tous les combats en faveur de l'évolution et du professionnalisme de la presse dans notre pays.

A travers son groupe, Walfadjri, il a créé les conditions d'un épanouissement professionnel pour beaucoup de journalistes et de techniciens qui sont aujourd'hui une fierté dans le secteur.

Monsieur Sidy Lamine Niasse n'était pas seulement un homme de médias et un patron de presse respecté, il était aussi un intellectuel multidimensionnel engagé et émérite avec des contributions précieuses sur les questions majeures qui interpellent la société.

Je tiens à adresser mes très sincères condoléances et ma plus profonde sympathie à sa famille, à ses collaborateurs et à toute la presse Sénégalaise. Je voudrais inviter aussi à l'engagement de tous pour la pérennisation de l'immense héritage qu'est le groupe Walfadjri pour lequel il a consenti beaucoup de sacrifices.»

ALASSANE SAMBA DIOP, JOURNALISTE ET EN ANCIEN DE WALF : «C'était un homme courageux qui a su donner la chance à des jeunes journalistes»

«C'était un homme courageux qui a su donner la chance à des jeunes journalistes sortis fraichement de CESTI (Centre d'études des sciences et techniques de l'Information, ndlr) sous la houlette de Mame Less Camara et d'avoir lancé Walf Fm avec des jeunes.

Il y avait une bande de jeunes avec Mamoudou Ibra Kane, Yoro Dia, Mamadou Alpha Diallo, Mbaye Sidy Mbaye, Jupiter Diagne. On était une bande de jeunes à qui Sidy Lamine Niasse et Mame Less Camara avaient fait confiance pour mettre en place Walf Fm qui a rayonné sur les médias sénégalais.

Aujourd'hui, c'est le prolongement de cela. Il faut rendre hommage à Sidy Lamine Niasse pour cela et pour avoir réussi, dans un contexte qui n'était pas facile, avec les Babacar Touré, Ben Bass, à mettre en place son groupe de presse dans le landerneau médiatique au Sénégal qui n'est pas facile.

Si, aujourd'hui, il y a une éclosion médiatique, les graines qui ont été semées viennent de Sidy Lamine Niasse, Babacar Touré et Ben Bass Diagne. C'est important de rendre hommage à ces doyens qui ont donné la chance à des jeunes journalistes pour se mettre dans l'espace médiatique.»

MAMOUDOU IBRA KANE, JOURNALISTE Et ANCIEN DE WALF : «C'était un pionnier de la presse sénégalaise et africaine»

«J'ai eu la chance de faire partie de la première équipe de Walf Fm, équipe de jeunes journalistes fraichement sortis du CESTI (Centre d'études des sciences et techniques de l'Information, ndlr) et pour d'autres, il nous a fait confiance.

C'est un pari pour nous et je pense que nous n'avons pas trahi cette confiance en quelque part. C'est tout le mérite pour y revenir. Ce n'était pas évident pour quelqu'un qui avait une très grande ambition pour la presse et qui avait déjà son quotidien, de parier avec de jeunes journalistes.

C'était un pionnier de la presse sénégalaise et africaine. C'était également un mentor pour de nombreuses jeunes générations de journalistes dont la nôtre. Nous perdons un baobab, un monument qui nous laisse un héritage immense. Il nous laisse une empreinte médiatique du Groupe Walfadjri.

Et je pense que le défi, aujourd'hui, c'est de faire en sorte que ce groupe qu'il a bâti de ses mains nues, puisse survivre. C'est un chalenge non seulement pour ses collaborateurs, mais pour l'ensemble de la famille de la presse.»

JEAN MEISSA DIOP, ANCIEN DIRECTEUR DE PUBLICATION DU DEFUNT QUOTIDIEN «WALF GRAND-PLACE» : «Sidy Lamine Niasse mettait de la conviction dans tout ce qu'il faisait»

«Sidy Lamine Niasse incarnait un chef religieux, un grand défenseur de l'Islam, de la promotion des valeurs morales et religieuses. Il ne se contentait pas de faire de la théorie. Il le défendait sur le terrain, à travers ses organes de presse qu'il avait créés.

Egalement, il était le patron, le créateur d'entreprise de presse et qui était le prolongement de son engagement. Un groupe de presse qui était l'outil de ses engagements, de la défense de ses idées.

Tout ce qu'il disait, tout ce qu'il pensait et tout ce qu'il faisait étaient empreintes de conviction et de courage. C'est là, la particularité de Sidy Lamine Niasse.

C'était l'élément constitutif de son personnage, de sa personnalité. Il mettait de la conviction dans tout ce qu'il faisait et dans tout ce qu'il disait. Moi, en tant que croyant d'une religion autre que la sienne, je dois saluer également sa capacité du dialogue interreligieux, de la cohésion interreligieuse.

Quand il y a eu la polémique sur l'église de Tivaouane, Sidy a fait entendre un point de vue autre que celui qui a été ambiant, à l'époque. Et là, je dis que lui qui était un chef religieux musulman savait s'entourer de chrétiens, de tous.

Il était très fier de dire que chez-moi ici (à Walfadjri), il y a tout le monde, des musulmans, des chrétiens et même des athées.

C'était vraiment cela, sa capacité de s'élever au-dessus de toutes ces formes de différences. Je lui en suis reconnaissant. Je lui témoigne cette grandeur d'esprit dont tout le monde n'est pas capable.»

MAMADOU DIOP DECROIX, DEPUTE ET SG AJ/PADS : «C'était un homme de dignité»

«J'ai connu Sidy Lamine Niasse depuis très longtemps, pendant les années de grève. C'était un homme de dignité, courageux. Et ça, c'est très important. Quelqu'un qui accepte d'aller en prison parce qu'on a exigé que personne ne dise non.

Tu te lèves, tu te dis non, moi je ne suis pas d'accord. Tu acceptes d'aller en prison pour cette raison. Tu acceptes d'être brûlé de diverses manières pour cette raison. Ça, c'est avoir de la dignité. Parce qu'aujourd'hui, on parle peu, on pratique peu les valeurs.

Sidy Lamine était un homme de valeur. Quand c'était très difficile, il a bravé la prison, tout. Il a gardé son esprit d'indépendance sous Abdou Diouf, sous Abdoulaye Wade, sous Macky Sall et ça me parait extrêmement important.»

Cheikh Bamba DIEYE, DEPUTE ET SG FSD/BJ : «Le Sénégal a perdu un défenseur infatigable de la vérité et de l'Etat de droit»

«Avec le rappel à Dieu de Cheikh Sidy Lamine Niasse, le Sénégal a perdu un monument de la foi, du courage et du patriotisme. Tête de pont de tous les combats démocratiques du Sénégal, il a été un défenseur infatigable de la vérité et de l'Etat de droit.

Sa disparition est une immense perte pour le pays. Mes condoléances à sa famille, au monde de la presse et à toute la communauté musulmane. Qu'Allah le Miséricordieux l'accueille dans son paradis auprès des vertueux.»

ABDOU MBOW, DEPUTE APR : «Il était un homme qui s'est battu toute sa vie»

«C'est avec une grande tristesse que j'ai appris le décès du PDG du Groupe Walfadjri. Un homme qui s'est battu toute sa vie durant pour la démocratie dans son pays mais aussi qui, par le travail, a su bâtir son empire économique.

Je présente au président de la République mes condoléances les plus attristée, à sa famille biologique et à toute la presse sénégalaise, particulièrement au Groupe Walfadjri. Que Dieu le Tout Puissant l'accueille dans son Paradis céleste.»

KAOLACK - INHUMATION DU PRESIDENT SIDY LAMINE NIASSE A YOFF LAYENE : Leona Niassène et ses disciples s'y opposent

Suite à son décès, la volonté de son fils Cheikh Tidiane Niasse, ses frères et sœurs de suivre les recommandations de leur défunt père Sidy Lamine Niasse, qui de son vivant leur avait soumis son désir d'être inhumé dans le cimetière musulmans de Yoff Layène, à Dakar, le jour où il sera rappelé à Dieu, n'embrasse guère la majeure partie de sa famille religieuse.

Ni ses frères, membres de la famille de Mame Khalifa Niasse, encore moins les nombreux talibés qui, durant ces dernières 24 h, ont rallié massivement la cité religieuse de Léona Niassène à Kaolack pour participer aux dernières obsèques du président du Groupe Walfadjri ne sont d'accord avec cette décision.

Pourtant, à l'annonce de son rappel à Dieu, l'espoir de voir reposer à jamais auprès de ses parents était déjà là. Tout le monde s'attendait à ce que le PDG du groupe Walfadjiri soit enterré aux côtés de son grand-père El Hadji Abdoulaye Niasse, son père Mame Khalifa Niasse ou auprès de ses frères El Hadji Ibrahima Niasse ou El Hadji Abdoulaye Niasse «Aladji Bou Ndaw». Et, sur le terrain, le travail pour atteindre cet objectif était défini.

Un comité d'organisation était déjà mis sur pieds et tout était fin prêt pour offrir au défunt, Sidy Lamine Niasse, des funérailles dignes d'une famille religieuse ou d'un homme de Dieu. A propos du local qui devrait abriter le futur tombeau du défunt PDG du Groupe Walfadjri, il nous a été même signalé que deux sites étaient retenus.

La pièce où repose aujourd'hui El Hadji Abdoulaye Niasse «Aladj Bou Ndaw» située sur une partie de la grande mosquée de Léona Niassène et le mausolée d'El Hadji Ibrahima Niasse, le dernier khalife rappelé à Dieu un an auparavant.

C'est pourquoi, lorsque le transfert des funérailles de Sidy Lamine Niasse à Dakar est annoncé à travers les haut-parleurs de la grande mosquée, peu après la prière de l'aube, la déception s'est aussitôt propagée sur toute la famille, descendance des Niassènes et les centaines de fidèles qui n'ont pas fermé l'œil toute la nuit durant.

Sur la place publique, au sein des concessions ou même au niveau des alentours de la mosquée, personne ne pouvait imaginer un tel scénario.

Et nombreux étaient ceux qui se posaient la question de savoir comment un descendant Niassène de la dimension de Sidy Lamine Niasse pouvait-il prendre une décision aussi contradictoire de renoncer à une offre que beaucoup souhaiterait avoir ?

Autrement dit, reposer à côté de ceux qui vous ont toujours soutenu, accompagné et protégé dans tous vos projets. En tout cas, dans ce quartier, l'émotion d'hier était plus grande que la parole. Les frères interrogés à propos de ce sujet préféraient plutôt se taire, et garder leur calme malgré leur amertume.

Certaines sources révèlent, cependant, que la plupart des frères du défunt, dont le Khalife Cheikh Tidiane Niasse, auraient même refusé de rallier la capitale sénégalaise pour participer aux funérailles.

Une décision que bon nombre de talibés favorables au rapatriement du corps dans son milieu d'origine ont d'ailleurs suivie en toute liberté, sans aucun ordre donné par le Khalife.

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