6 Décembre 2018

Cote d'Ivoire: Financement des entreprises - La Fipme fait des recommandations

La question du financement demeure un frein à la croissance des entreprises en Afrique et en Côte d'Ivoire plus particulièrement.

Apporter des changements dans la réglementation financière ; Faciliter les levées de fonds par le biais de plateformes collaboratives ; Inciter le crédit collaboratif ; Baisser le capital à 10 millions de F Cfa pour l'introduction en bourse etc.

C'est entre autres ce que propose la fédération ivoirienne des petites et moyennes entreprises (Fipme) pour améliorer le dispositif de financement des entreprises en Afrique et en Côte d'Ivoire plus précisément.

Ces propositions ont été faites le mardi 27 novembre dernier lors du 5ème panel intitulé « Dispositif de soutien au financement des Pme/Pmi» qui se tenait à l'occasion de la 9ème édition de l'Ease of doing buisness initiative (Edbi 2018) au Sofitel hôtel Ivoire d'Abidjan-Cocody.

Au cours de la présentation qu'il a faite ce jour-là, Moussa Diomandé Elias Farakhan, 1er vice-président de la Fipme a estimé qu'actuellement les banques ont trop de pouvoirs. C'est pourquoi, il est nécessaire selon lui, de renforcer le marché et favoriser une saine concurrence entre banques locales et banques étrangères.

Ce qui de son point de vue, pourrait contribuer à assouplir les critères d'octroi de crédits aux Pme. Il n'a en outre, pas manqué de mettre en évidence le modèle de l'Ocde, un espace économique dont pourrait s'inspirer les pays africains dans leur approche des questions liées au développement des Pme : « Dans l'Ocde, les Pme assurent 60% de l'emploi ; 50 à 60% de la valeur ajoutée ; elles ont un rôle clé dans la croissance économique, dans la création d'emplois, dans le développement régional et local ainsi que dans la cohésion sociale » a-t-il fait savoir. Avant d'indiquer que seul un soutien fort aux Pme pourra assurer le développement des pays africains.

Avis que partagent Félix Anoblé, secrétaire d'Etat en charge de la promotion des Pme ; Touré Faman (président de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire) ; Teddy Roux (directeur Afrique de l'ouest du cabinet Es Partners) ; Sissoko Yaya (conseiller du directeur national de la Bceao) et Kayula Siame, (Ease of doing business de la Zambie).

En effet, il ressort des différentes interventions des panélistes que l'Etat a certes, un rôle important à jouer dans l'avènement d'une confiance plus accrue entre Pme et secteur financier, mais l'émergence de Pme locales fortes dépend aussi de la capacité de ces dernières à bien se structurer afin d'attirer des investisseurs d'ici et d'ailleurs.

D'où la nécessité pour les Pme africaines, estiment les experts, d'établir des collaborations avec d'autres structures et organisations solides et expérimentées afin de bénéficier de leur appui et expertise.

Et, en la matière, faut-il l'indiquer la mise en place prochaine du Conseil d'affaires ivoiro-tunisien décidée par la Fipme et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) et du réseau ouest-africain des Pme lors de la 22ème édition de "Futurallia" (15-16 Novembre 2018 à Tunis) pourraient constituer des outils efficaces capables de soutenir et d'apporter de la compétitivité des Pme.

Cote d'Ivoire

Elections partielles - Contestation des résultats à Grand-Bassam

Les résultats des élections municipales et régionales partielles de dimanche sont tombés. Le… Plus »

Copyright © 2018 Fratmat.info. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.