Madagascar: Les dix jours qui vont sceller le sort des deux candidats

C'est sur un rythme effréné que cette campagne électorale a été entamée par le candidat n°13. Il a décidé de couvrir le maximum de localités pour convaincre des électeurs parfois démobilisés. Les reportages télévisés et les articles de presse suivent automatiquement. Son adversaire a choisi de ne pas déployer autant de moyens pour faire adhérer les citoyens à sa cause, mais son approche sur le terrain semble porter ses fruits. Cette première semaine ne donne aucune indication sur la tournure que prendra le scrutin du 19 novembre.

On ne peut pas préjuger de l'issue de ce duel du second tour de l'élection présidentielle. Le sens de la communication d'Andry Rajoelina a réussi à le hisser en tête du scrutin du 07 novembre. Il doit maintenant aller au-devant de ceux qui n'ont pas été convaincus par son discours. Le défi qu'il doit relever est immense et son équipe est obligée d'innover pour séduire un électorat plutôt réticent. Il va falloir maintenant argumenter et monter ses qualités d'homme d'Etat lors des débats qui vont être bientôt organisés. Les journalistes vont lui poser des questions qui le mettront dans une position inconfortable. Son adversaire a déjà commencé à rappeler les circonstances malheureuses dans lesquelles il a été évincé du pouvoir. Il ne pourra pas se défiler devant les allusions faites sur le coup d'Etat de 2009. Marc Ravalomanana a choisi de parler de lui et de son parcours pour toucher ceux à qui il s'adresse. Il joue le registre de la sincérité, mais il ne peut pas ignorer les attaques menées à propos de ses pratiques dites « dictatoriales » ou de l'édification de son empire industriel. Le candidat n°25 a jusqu'à présent décidé d'ignorer toutes ces piques. Il devra pourtant se défendre s'il ne veut pas être déstabilisé. Les dix jours qui restent vont sceller le sort des deux candidats.

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