8 Décembre 2018

Congo-Brazzaville: Les deux Congo et le sport

Au football, comme au handball, les rencontres entre les Brazzavillois et les Kinois donnent toujours à en apprendre un peu plus sur la relation exceptionnelle qui unit la République du Congo et la République démocratique du Congo. Ce sont, en effet, deux pays qui se connaissent bien. En tant que républiques souveraines, elles sont nées la même année, en 1960, avec un léger droit d'aînesse pour l'ex-Congo-Belge, libre le 30 juin, alors que l'ex-Moyen Congo ou Congo-français l'a été, le 15 août.

Les deux Congo se chamaillent de temps en temps et se réconcilient aussitôt, se demandant parfois pourquoi ils étaient allés si loin dans la confrontation. Ce sont aussi les seuls pays au monde, dont les deux capitales respectives sont les plus proches géographiquement l'une de l'autre. Deux bons voisins que le sport rapprochera toujours. Il y aura donc toujours et toujours de l'émotion dans l'air, une mécanique à produire la tension sportive qui n'est pas prête de s'arrêter.

La Coupe d'Afrique des nations d'handball dames challenge Edith-Lucie-Bongo-Ondimba, lancée à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville le 2 décembre, est une occasion offerte aux parties de rivaliser d'ardeur. Les dix sélections nationales finalistes* briguent soit le titre, soit la place qualificative à la prochaine coupe du monde qui se jouera à la fin de l'année prochaine au Japon.

En attendant un prochain rendez-vous entre les joueuses de Brazzaville et de Kinshasa que décidera la suite des événements, le match qu'elles ont livré le 4 décembre n'est pas passé inaperçu. Il intervenait après les deux sorties victorieuses des Diables Rouges de la République du Congo contre les Marocaines et les Guinéennes. A leur tour, les Léopards de la République démocratique du Congo avaient fait une bouchée des mêmes Marocaines avant le derby avec leurs consœurs de la rive droite qui s'est soldé par un score de parité de buts 29 à 29.

En guise de témoignage d'après match, les deux entraîneurs sont restés mesurés. « La RDC, c'est un tout autre gabarit, c'est une équipe qui vise le podium, mais le résultat final est bon pour nous », admettait Thierry Vincent, pour le compte des Diables rouges. « Ce match nous a permis de nous positionner pour les quarts de finale, le Congo a su repérer nos déchets pour faire le résultat », reconnaissait Célestin Mpoua, coach des Léopards mais originaire du Congo Brazzaville. Il rappelait aussi que les Léopards handball avaient de façon systématique, depuis 2012, pris le dessus sur les Diables rouges. Mythe à moitié brisé donc !

Moyennant quelques rapprochements, on peut évoquer cette fois le match de football Diables rouges- Léopards qui s'était déroulé, le 18 novembre, au stade Alphonse-Massamba-Débat de Brazzaville, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations de football de l'année prochaine.

On se souviendra toujours de la tension palpable, heureusement toujours sportive, la veille et le jour du match. On se souviendra de la pluie dont on ne sait quel rôle elle avait pu tenir dans ce résultat final d'un but partout qu'on n'oubliera pas non plus. Au football, comme au handball, les statistiques montrent que Brazzaville a toujours une revanche à prendre sur sa jumelle Kinshasa. En ayant pour seul et unique compagnon le fair play !

Congo-Brazzaville

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