9 Décembre 2018

Congo-Kinshasa: Les étudiants de l'ISP/Gombe informés sur le harcèlement sexuel dans le milieu universitaire

Dans le cadre des 16 jours d'activismes pour lutter contre les violences faites aux femmes, édition 2018, le Réseau des femmes chrétiennes du Congo (RFCC), en partenariat avec l'Ong canadienne OXFAM et le Projet « Si jeunesse savait », a organisé, le vendredi 07 décembre 2018, une conférence débat axée sur le harcèlement sexuel dans les milieux universitaires, à l'intention des étudiants de l'Institut supérieur pédagogique (ISP/Gombe).

Le monde entier se positionne contre les différentes sortes de violences que les femmes et les filles continuent encore d'expérimenter. C'est ainsi que plusieurs activités de sensibilisation et d'information ont été initiées à Kinshasa, notamment dans le cadre du Projet « Si jeunesse savait », pour faire la ronde de certains établissements d'enseignement supérieur et universitaire ciblés en vue de comprendre les problèmes liés aux violences sexuelles dans les milieux académiques.

Selon les organisateurs, l'objectif visé est de « voir la jeune fille étudiante évoluer en sécurité à l'université et ailleurs. Mais aussi, elle doit savoir ses droits et faire la différence entre la drague et le harcèlement sexuel. Surtout, la fille doit dénoncer des actes de violence qui se commettent sur elle et ou autour d'elle », a expliqué Me Ginette Lombume, avocate et chargée de projets au sein du Réseau des femmes chrétiennes du Congo (RFCC).

L'article 174 du code pénal congolais

Placée sous le thème : « Non aux violences à l'égard des femmes et des filles. Non à harcèlement dans le milieu universitaire », la conférence a connu la participation, non seulement, des étudiantes et étudiants de l'ISP/Gombe, mais aussi, du corps enseignant et académique.

Madame Patience Luyeye, chargée de suivi et évaluation au sein de « Si jeunesse savait » a exposé sur le « Harcèlement sexuel dans les milieux universitaires ». D'entrée de jeu, elle a rappelé l'article 174 du code pénal congolais.

Cet article stipule : « Quiconque aura adopté un comportement persistant envers autrui, se traduisant par des paroles, des gestes, soit en lui donnant des ordres ou en proférant des menaces, ou en imposant des contraintes, soit en exerçant des pressions graves, soit en abusant de l'autorité que lui confère ses fonctions en vue d'obtenir de lui des faveurs de nature sexuelle, sera puni de servitude pénale de un à douze ans et d'une amende de cinquante mille francs congolais constants ou d'une de peines seulement. »

Patience Luyeye a expliqué à son auditoire comment reconnaître un harcèlement sexuel et comment y faire face, avant d'entreprendre une quelconque démarche pour décourager harceleur (se).

« Ton enseignant te dit plusieurs fois : utilise ta beauté pour réussir ; il se déshabille chaque fois du regard ; il t'envoie des vidéos pornos sur ton téléphone ; il te parle de sa vie sexuelle en plein cours ; il t'oblige de coucher avec lui pour ne pas refaire l'année... c'est du harcèlement », a-t-elle relevé.

Pour parvenir à cette série de conférences dans les universités, des recherches ont été menées dans trois universités, à savoir, l'ISP/Gombe, l'Institut facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (Ifasic) et l'Institut des Sciences du commerce de Kinshasa (ISC-Kin). Les résultats de cette recherche a certifié que les étudiantes et étudiants étaient victimes de harcèlement sexuel dans les milieux universitaires.

Au total dix huit étudiants ont été sélectionnés dans chacune de ces trois institutions d'enseignement supérieur, en raison de six étudiants par université. Pendant plus ou moins un mois, ces étudiants ont mené cette enquête sous la supervision d'un expert, auprès de leurs camarades et les membres de l'administration académique sur la question du harcèlement sexuel en milieu universitaire. Au moins, 540 interviews ont été réalisées, parmi lesquelles ont été sélectionnées celles qui étaient similaires.

Ensuite, les différents cas ont été listés et les étudiants eux-mêmes ont donné des pistes de solution à leurs propres problèmes.

Congo-Kinshasa

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