Sahara Occidental: Première table ronde sans résultat sous l'égide de l'ONU

Des Casques bleus sont stationnés au Sahara occidental depuis 1991 dans le cadre de la Mission de l'ONU, la MINURSO (archives).

La réunion à quatre ayant regroupé l'Algérie, le Front Polisario, le Maroc et la Mauritanie, organisée par l'envoyé spécial des Nations unies, Horst Kohler, pour relancer les négociations, s'est achevée avec un simple engagement à poursuivre le dialogue en 2019.

L'initiative de Horst Kohler, ex-président allemand et envoyé spécial de l'ONU au Sahara occidental, est inédite. Elle a réuni les quatre parties impliquées au conflit autour d'une même table, les 5 et 6 décembre au Palais des Nations, à Genève, pour sortir de l'impasse un conflit vieux de quarante-trois ans.

Pour les Nations unies, c'est "un premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental" mais qui n'a pas eu les effets escomptés. La table ronde a regroupé les ministres des Affaires étrangères algérien, marocain, mauritanien et le président du "parlement" sahraoui. Elle s'est achevée avec pour seul résultat, de se revoir début 2019 pour parler du statut du Sahara occidental.

À l'issue des discussions, Horst Kohler s'est félicité que les parties se soient "engagées ouvertement et dans un esprit de respect mutuel" sans toutefois réussir à cacher que le blocage demeurait entier entre les protagonistes. Le Maroc, qui contrôle de fait 80% de ce territoire désertique de 266 000 km2, continue de le considérer comme faisant partie de son territoire historique et rejette toute solution autre qu'une autonomie sous sa souveraineté. Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a relevé "la très bonne atmosphère" durant les discussions, tout en prévenant que son pays "n'est pas prêt à s'engager dans des réunions sans fin".

Une fin de non-recevoir à l'adresse du Front Polisario, qui est plutôt intransigeant sur son droit d'autodétermination et qui s'est félicité du soutien des États-Unis et de l'Union africaine au dialogue sous l'égide de l'ONU tout en s'en prenant à l'Union européenne. Les Nations unies ont réduit à six mois, contre douze précédemment, le mandat des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Sahara occidental, chargée de surveiller le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.

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