10 Décembre 2018

Togo: Gerry Taama réclame la mise en place de tribunaux militaires

communiqué de presse

Le samedi 08 décembre 2018, à l'appel de quatorze partis de l'opposition regroupés au sein de la coalition des 14, des manifestations interdites par une décision du gouvernement, ont éclaté dans plusieurs localités du pays, à Lomé comme à l'intérieur du pays, notamment à Sokodé et à Bafilo.

Dans la banlieue nord de la capitale togolaise, des affrontements ont opposé forces de l'ordre et manifestants, affrontements à la suite desquels deux personnes, dont un mineur, ont été tuées par balle au moins pour l'une des victimes selon la version officielle.

D'après les initiateurs de ces manifestations, ce bilan pourrait être beaucoup plus élevé. On dénombre aussi à travers le pays des blessés dans les rangs des manifestants comme dans celles des forces de l'ordre, ainsi que des dégâts matériels importants, surtout à Sokodé.

Le NET tient avant tout à présenter ses plus sincères condoléances aux familles éplorées, ainsi qu'un souhait de prompte guérison aux blessés.

Le parti condamne avec véhémence tout acte de violence d'où qu'il vienne et appelle instamment à la retenue de part et d'autre comme l'a relevé la feuille de route de la CEDEAO du 31 juillet 2018 à laquelle les deux protagonistes ont librement souscrit.

La violence qui s'invite de nouveau dans les rues de nos villes est intolérable de surcroît dans un contexte déjà marqué par une extrême tension autour du processus électoral en cours.

Les règles de proportionnalité et de maitrise de l'art de la gestion des foules devraient en permanence habiter nos forces de l'ordre et de la sécurité. La recrudescence de l'usage d'armes à feu dans la gestion des manifestations publiques met à mal notre idéal démocratique basé sur l'État de droit et le respect de la personne humaine.

L'usage disproportionné de la force létale, souvent par le fait de personnes n'ayant rien à faire et rien à voir dans la gestion des foules, interpelle les plus hautes autorités de l'État qui ne peuvent plus promettre des enquêtes dont les conclusions ne sont jamais communiquées au public.

Il nous faut des coupables, il nous faut des noms, pour honorer la mémoire de toutes ces personnes tombées à l'autel de l'enracinement de la démocratie au Togo et pour que justice soit faite.

Ce drame soulève de nouveau la nécessité de la mise en place rapide des tribunaux militaires, chargés de connaitre des infractions des éléments des forces armées dans l'exercice de leurs fonctions.

Que Dieu protège le Togo.

Lomé, le 10 décembre 2018

Le Président

TAAMA Komandega

Togo

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